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L’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) a profité de la publication des résultats de l’enquête Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) réalisée par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour encourager les parents à parler finance avec leurs enfants.

L’ACFC estime que le moment est particulièrement bien choisi pour aborder le sujet, puisqu’en raison de la pandémie de COVID-19, nombre de familles sont forcées de réévaluer les dépenses de leur ménage. L’Agence estime que les circonstances permettent d’aborder certaines questions clés relatives aux finances personnelles, notamment le chapitre des facteurs externes pouvant avoir une influence sur les finances familiales et l’importance d’avoir un budget d’urgence.

L’enquête PISA est menée tous les trois ans auprès d’élèves de 15 ans. La dernière a eu lieu en 2018. L’OCDE y a consacré un rapport détaillant le niveau de connaissances financières des jeunes élèves et l’importance du rôle des parents dans le développement de cet outil nécessaire. Ce rapport conclut que les élèves considèrent leurs parents comme première source d’informations lorsqu’il s’agit de s’informer sur toute question financière.

L’enquête montre que les élèves qui parlent de finance avec leurs parents, ne serait-ce qu’une fois par semaine, obtiennent en moyenne 33 points de plus en littératie financière que les autres. Une autre source importante est le web. Ainsi, les élèves qui utilisent Internet comme source de ces informations ont surpassé de 10 points ceux qui ne l’utilisent pas. À l’inverse, les étudiants qui obtiennent des informations sur des questions d’argent à partir d’autres sources (amis, télévision ou radio, magazines ou enseignants) ont obtenu un score inférieur aux étudiants qui ne cherchent pas d’informations à partir de ces sources.

En outre, le Canada s’est classé au deuxième rang (à égalité avec la Finlande) de 20 pays et économies pour la deuxième fois de suite. Comparativement à la moyenne de l’OCDE, qui s’établit à 86 %, 91 % des élèves canadiens ont accompli des tâches liées au moins au niveau minimal de littératie financière nécessaire pour participer pleinement à la société moderne, alors que près de la moitié (44%) des élèves canadiens ont accompli des tâches liées à des niveaux avancés de littératie financière.

« Je suis heureuse que le Canada se classe de nouveau parmi les meilleurs pays du monde sur le plan de la littératie financière chez les jeunes, a confié Judith Robertson, commissaire, Agence de la consommation en matière financière du Canada. Alors que les familles canadiennes sont confrontées à de nouvelles réalités financières en raison de la pandémie de COVID-19, les résultats du Canada à l’enquête PISA nous rappellent que faire participer les enfants à des discussions à propos des questions d’argent à la maison peut contribuer de manière très significative à leur réussite financière et à leur bien-être général dans l’avenir. Maintenant plus que jamais, il est important pour les parents d’aider leurs enfants à comprendre l’univers des finances personnelles et à commencer à acquérir de saines habitudes financières. »