Selon l’étude annuelle sur la retraite de Placements Mackenzie, 86 % des travailleurs canadiens épargnent en vue de la retraite. Toutefois, seulement 20 % des épargnants disent avoir les connaissances financières pour faire grossir leur pécule avant et après la retraite.

Autre constat troublant, ils sont plus de la moitié à n’avoir pas réfléchi à la question.

Il n’est donc pas étonnant que seulement 18 % des travailleurs se disent « très confiant » de disposer d’un revenu suffisant à la retraite pour vivre comme ils le veulent. Moins d’un Canadien retraité sur trois (29 %) est « très confiant » que son avoir ne sera pas épuisé de son vivant.

« Les Canadiens méritent d’être félicités pour avoir fait de la retraite une priorité — bon nombre d’entre eux sont sur le bon chemin, soutient Ron Hanson, chef de la gestion d’actifs de retraite, chez Placements Mackenzie. [Par contre], il est essentiel que les personnes comprennent non seulement le besoin d’épargner en vue de la retraite, mais aussi comment optimiser l’utilisation de cette épargne pendant leur retraite. »

BESOIN DE CONSEILS

Si 45 % des travailleurs et 56 % des retraités font appel à un conseiller pour les aider à élaborer un plan ou ont bénéficié de ses conseils pour le faire eux-mêmes, il en reste beaucoup qui se débrouillent encore seuls.

« Les Canadiens épargnent, mais le sondage montre qu’il y a un écart considérable entre ce que les gens pensent avoir besoin à la retraite et ce qu’ils ont épargné », affirme Ron Hanson, chef, Gestion d’actifs de retraite chez Mackenzie.

Le besoin d’obtenir des conseils professionnels et d’améliorer ses connaissances financières est donc très présent.

Une autre partie du problème vient du fait que les épargnants se soucient plus de la croissance de leurs placements pendant leurs années de travail qu’à leur retraite, alors qu’il est nécessaire de faire les deux.

Par ailleurs, le sondage montre que les Canadiens ont gardé le cap malgré les perturbations engendrées par la COVID-19. La majorité des répondants (59 %) n’ont apporté aucune modification à leurs portefeuilles au cours de la pandémie.