Jeune couple examinant ses finances.
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Quelle que soit la situation de votre client, la révision de son budget vaut la peine d’être faite. Une planification efficace est l’un des meilleurs moyens de protéger son argent, au moins partiellement, et elle peut l’aider à mieux se sortir de la crise, indique Morningstar.

La première étape consiste à évaluer les flux de trésorerie, « parce qu’ils sont probablement différents de ce qu’ils étaient avant tout cela », explique Liz Schieck, conseillère à la New School of Finance. Cela comprend le calcul du total des revenus actuels, y compris le salaire, l’aide gouvernementale, les remboursements d’impôt et les dividendes, et celui des dépenses.

Ceci permet d’évaluer s’il y a un déficit ou un excédent, ce qui reste la base d’un bon plan.

Une fois les sorties de fonds évaluées, il est possible d’établir une stratégie pour augmenter les liquidités conservées. Par exemple, les abonnements non utilisés en cette période (tels que ceux aux salles de sport) peuvent être annulés, ainsi que tout achat régulier de produits dont on ne se sert plus.

« Ce peut être certains types d’abonnements facturés automatiquement sur les cartes de crédit et que l’on a oubliés », explique Liz Schieck.

Il est inutile de prendre des mesures d’austérité, sauf si c’est nécessaire, ajoute-t-elle. « Vraiment, je ne pense pas qu’il soit utile pour la plupart des gens de suspendre leur abonnement Netflix et d’économiser 15 $ par mois s’ils sont à la maison tout le temps. Offrez-vous du divertissement et des plaisirs simples. »

Cependant, il faut être conscient des dépenses discrétionnaires qu’il faudra rembourser avec intérêts, notamment celles payées avec une carte de crédit.

RENÉGOCIER LES DETTES

Une évaluation de toutes les dettes détenues par les clients doit être faite afin d’explorer les options offertes par les fournisseurs, que ce soit pour les hypothèques ou les cartes de crédit.

« Je viens de parler à un client dont la dette de carte de crédit a été réduite de 19,99 à 9 %. Une diminution de moitié de ce taux d’intérêt peut abaisser le paiement minimum [de votre client] pour le moment et [sa] dette n’augmentera pas comme elle le ferait autrement », explique la conseillère. Cependant, elle met en garde contre de nombreux reports, car les intérêts continuent de s’accumuler.

VENDRE DES ACTIFS

Mais tout d’abord, il est nécessaire de comparer les répercussions de la vente à perte des placements aux dépenses liées à l’endettement.

Pour ceux qui ont besoin d’accéder à leurs portefeuilles pour joindre les deux bouts, Mme Schieck conseille d’utiliser une stratégie de vente contrôlée. Si le manque à gagner est de 500 $ par mois, inutile de déplacer plus de 500 $ du portefeuille d’investissement vers le compte chèque chaque mois.

« De cette façon, vous ne puisez pas dans les économies plus que nécessaire », dit-elle, ajoutant qu’il faut commencer par des retraits au CELI et éviter ceux au REER, puisque le fardeau fiscal d’une telle opération dépasse le coût en intérêts sur une dette à court terme.