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Un aspect positif du ralentissement du marché en mars est que, presque partout, les corrections de prix ont créé des bonnes occasions, note Advisor’s Edge dans un article récent.

« Tous les marchés sont devenus plus attrayants qu’ils ne l’étaient en janvier », a déclaré Éric Morin, analyste principal à Gestion d’actifs CIBC, dans un rapport publié fin avril et évaluant les rendements à long terme des marchés financiers.

Les perspectives des portefeuilles n’étaient pas encourageantes au début de l’année en raison de la surévaluation de nombreuses classes d’actifs, selon un rapport de la CIBC dévoilé en janvier. Mais les bouleversements sur divers marchés en raison de la COVID-19 ont fourni de nouvelles occasions d’investissement, selon Éric Morin.

Une chose n’a pas changé : l’analyste prédit que les obligations et actions des marchés émergents seront les plus performantes sur la base des rendements attendus moyens sur dix ans, qui pourraient atteindre deux chiffres.

Selon les recherches, les actions canadiennes ne sont peut-être pas très loin derrière, tandis que les actions américaines ne devraient pas afficher de bien meilleurs résultats que la plupart des obligations.

Pourtant, l’analyste reste prudent. « Dans un monde de faible croissance et de faibles taux d’intérêt, il est plus difficile de trouver des opportunités de rendements qu’à l’habitude », a-t-il souligné. À mesure que la situation mondiale évolue, il s’appuiera sur deux niveaux d’analyse.

Il classe d’abord les d’actifs, avec l’évaluation comme « pilier clé » de l’attractivité.

« Nous comparons les prix du marché actuels avec leur juste valeur à long terme, puis nous classons l’écart à travers les pays afin d’identifier les actifs sous-évalués et surévalués », a-t-il expliqué.

L’estimation de la valeur à long terme est dérivée d’une projection à long terme des rendements attendus, qui prend en compte les tendances démographiques, la productivité économique, la dette à long terme et les projections des taux directeurs.

La deuxième étape consiste à mener une recherche qualitative spécifique au pays. Bien qu’un pays pourrait être qualifié comme sous-évalué lors de la première étape, « il pourrait avoir d’importantes vulnérabilités de financement externe qui pourraient réduire son attractivité », note l’analyste.

Entre mai et juillet, il examinera trois choses.

  • Premièrement, il recherchera des signes de stabilisation de la pandémie de COVID-19.
  • La seconde est la réponse politique. « Nous voulons voir si les gouvernements et les banques centrales continueront de s’engager à livrer ce dont l’économie a besoin », a-t-il déclaré. Cela réduirait les primes de risque pour les actifs risqués.
  • Enfin, il cherchera une confirmation économique des attentes.

« Nous devons examiner les principaux indicateurs cycliques et prospectifs, tels que les nouvelles commandes, a-t-il déclaré. Le feu vert de ces indicateurs est nécessaire avant de prendre plus de risques. »