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Groupe Investors a annoncé en septembre une importante modification à son image de marque : la firme change de nom et devient IG Gestion de patrimoine. Cette nouvelle appellation n’est pas que symbolique, elle vise à séduire la clientèle à valeur nette élevée.

« On croit fermement que le nom IG Gestion de patrimoine est beaucoup plus représentatif du travail que nos conseillers font avec leurs clients », a expliqué en entrevue avec Conseiller Claude Pauquin, président, Québec, de IG Gestion de patrimoine.

Mettre de l’avant les services de gestion de patrimoine est une tendance forte dans l’industrie, et pas seulement chez Groupe Investors, souligne-t-il, en ajoutant que cette évolution de l’image de marque va de pair avec l’évolution de la clientèle.

« Depuis qu’elle existe, notre entreprise a amené beaucoup de gens à épargner. Avec le temps, nos clients ont naturellement accumulé un patrimoine substantiel qui doit aujourd’hui être géré. Leurs besoins changent, et les conseils qu’ils recherchent également. La nouvelle appellation colle mieux à cette réalité. »

La modification du nom s’inscrit donc dans la continuité de l’entreprise, et ne constitue pas un changement de philosophie, assure M. Paquin. Cela dit, la firme ne cache pas son objectif d’attirer davantage les clients fortunés. « La clientèle à valeur élevée est en pleine croissance au Canada. On pense que la nouvelle marque de commerce, qui met de l’avant la gestion de patrimoine, va davantage attirer son attention. »

PLUS DE COMPLEXITÉ REQUIERT PLUS DE FORMATION

C’est bien connu, les clients fortunés ont des situations financières et des besoins complexes. Pour mieux les desservir, IG Gestion de patrimoine a annoncé l’année dernière que d’ici 2020, tous ses conseillers devront obligatoirement détenir le titre de planificateur financier.

« Nos conseillers doivent posséder des connaissances techniques plus pointues pour être en mesure de bien servir les clients à valeur nette élevée. C’est pourquoi nous avons rendu obligatoire le titre de planificateur financier. Depuis une dizaine d’année, nous mettons l’accent sur la formation de nos conseillers », soutient Claude Paquin.

Le dirigeant assure que la très grande majorité des conseillers ont adhéré au projet sans opposer de résistance. « On a pris beaucoup de temps pour leur expliquer pourquoi on prenait une telle décision. Que c’était essentiel si l’on voulait plaire à une clientèle plus fortunée. Ils ont bien compris la stratégie derrière les nouvelles exigences de formation. »

Pour les dossiers très complexes, les planificateurs financiers ont tout de même accès à des experts de différentes disciplines dans les bureaux régionaux et au siège social.

Pour le moment, IG Gestion de patrimoine n’envisage toutefois pas de forcer tous ses conseillers à être réglementés par l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM), et donc de détenir le titre de conseiller en placement. « Présentement, nous utilisons deux plateformes : celle de l’OCRCVM et celle de la MFDA (Association canadienne des courtiers de fonds mutuels). Nous allons continuer à faire la promotion de ces deux plateformes, et il n’y aura pas d’obligation de transférer vers l’OCRCVM », assure Claude Paquin.

Toujours dans le but de s’adapter aux grandes tendances de l’industrie, IG Gestion de patrimoine ne ferme pas la porte à miser davantage sur la rémunération sous forme d’honoraires, au détriment des commissions, au cours des prochaines années. D’ailleurs, depuis le 1er janvier 2017, la firme a abandonné les frais d’acquisition reportés pour ses fonds communs de placement. Rappelons à ce chapitre que les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) envisagent fortement d’abolir les FAR dans l’ensemble de l’industrie.