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Les hausses des taux d’intérêt ne sont pas finies. La Réserve fédérale et la Banque du Canada en ont déjà effectué quelques-unes, et il est fort probable que nous assistions à d’autres augmentations assez agressives pendant le reste de l’année 2022, croit Colum McKinley, gestionnaire de portefeuille principal, Gestion d’actifs CIBC.

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Toutefois, « à mesure que les taux d’intérêt augmenteront, les investisseurs disposeront d’une autre solution dans leur quête de revenus pour leurs portefeuilles », souligne-t-il.

Les investisseurs pourront ainsi toujours compter sur les actions, mais les taux des titres à revenu fixe traditionnels, comme les obligations, devraient également être plus élevés, analyse l’expert.

Colum McKinley garde un œil sur les actions de haute qualité, qui versent des dividendes. « [Elles] continueront d’être attrayantes et de satisfaire les investisseurs à la recherche de revenus. Elles leur fourniront le revenu dont ils ont besoin sous forme de dividendes, tout en offrant une appréciation du capital à long terme », assure-t-il.

En se développant, ces entreprises devraient connaître une belle croissance de leur capital, de leur valeur, mais aussi potentiellement de leurs dividendes.

Pour trouver les perles rares, Colum McKinley sélectionne des entreprises qui sont solides, mais qui appartiennent également à un secteur solide avec de bons fondamentaux. La société doit avoir une bonne équipe de gestion « qui a prouvé qu’elle pouvait gérer l’entreprise efficacement ».

« Ce sont les types d’entreprises qui, par leur nature même, génèrent un excédent de capital. Et lorsqu’elles le font, elles sont en mesure de payer des dividendes et de faire croître ces dividendes », résume-t-il.

UN ŒIL SUR LE SECTEUR BANCAIRE

Dans cette perspective, il voit une opportunité sur le marché canadien du côté des banques. « Vous savez, le secteur bancaire au Canada est l’un des meilleurs au monde. Les équipes de gestion ont une très, très longue expérience de l’exécution et de la réalisation d’une forte rentabilité pour les détenteurs de titres », explique-t-il.

Actuellement, les banques disposent d’un capital excédentaire important dans leurs bilans, ce qui leur permet d’abord de faire face aux imprévus potentiels, mais également de restituer du capital aux actionnaires sous forme de dividendes ou de rachats d’actions.

Colum McKinley estime, de plus, que les rendements des dividendes des banques devraient continuer à croître. « Ainsi, pour les investisseurs qui recherchent un revenu de dividendes susceptible de croître et de s’accroître au fil du temps, nous pensons que les banques sont un excellent endroit où allouer son capital », appuie-t-il.

DE BONS RENDEMENTS À PRÉVOIR DU CÔTÉ DE L’ÉNERGIE

Un autre secteur que Colum McKinley surveille de près est celui de l’énergie. « Nous y voyons le potentiel d’un fort rendement du capital », assure-t-il.

Ce secteur bénéficie présentement de l’inflation. Colum McKinley et son équipe ont aussi constaté que ce secteur a cessé de réinvestir le capital au sol, pour augmenter sa production sur une base annuelle, préférant ainsi restituer cet excédent de capital aux actionnaires.

Alors que les prix du pétrole atteignent des sommets, « cela va se traduire par des flux de trésorerie exceptionnels pour les entreprises énergétiques canadiennes », prédit le gestionnaire de portefeuille.

« Selon nos discussions avec les dirigeants de ces entreprises, ceux-ci anticipent un retour de ce capital excédentaire aux actionnaires sous forme de dividendes ou de rachats d’actions comme étant le levier le plus probable sur lequel ils vont s’appuyer », ajoute-t-il.

Les dividendes, qui ont déjà augmenté dans le secteur de l’énergie, devraient donc continuer à croître. « Nous nous attendons à voir le versement de dividendes spéciaux au cours des prochains trimestres qui sauront récompenser les investisseurs », conclut Colum McKinley.

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.