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Le géant bancaire britannique a confirmé le départ de son directeur général John Flint et a annoncé un plan de restructuration impliquant la suppression de 4 000 emplois afin de faire face aux défis actuels du marché.

Le groupe a expliqué que John Flint avait décidé de quitter ce poste, qu’il occupait depuis moins de deux ans, en accord avec le conseil d’administration.

« J’ai estimé, comme le conseil d’administration, que les bons résultats provisoires d’aujourd’hui indiquent que c’est le bon moment pour un changement, pour moi et pour la banque », a expliqué John Flint.

HSBC n’a, quant à elle, pas donné de raison à ce départ, mais a déclaré qu’un changement au sommet était nécessaire étant donné la période difficile qui s’annonce.

« Dans l’environnement mondial de plus en plus complexe et exigeant dans lequel la banque opère, le conseil d’administration estime qu’un changement est nécessaire pour faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés et pour saisir les très importantes opportunités qui sont devant nous », a déclaré le président du groupe, Mark Tucker, cité par l’AFP.

Noel Quinn, l’actuel chef de la division banque commerciale de HSBC, assumera la transition, en attendant que la banque trouve un nouveau dirigeant qu’elle a déclaré recherché autant à l’interne qu’à l’externe.

Malgré ces annonces, le titre de la banque n’a que peu réagi, reculant de 1,32 % lundi matin tôt.

UNE DIMINUTION DES EFFECTIFS

HSBC a profité du départ de son directeur général pour annoncer un programme de restructuration qui lui permettra de maîtriser les coûts malgré les difficultés du marché. Ce plan implique une réduction de 2 % des effectifs de la banque soit environ 4 000 salariés. La banque cible des postes à responsabilités pour ces licenciements qui vont concerner environ 4 % du montant total des salaires du groupe. Les coûts de ceux-ci sont estimés entre 650 et 700 millions de dollars pour l’année.

Ces annonces tombent au même moment que la publication des résultats à la hausse de la banque. Celle-ci a enregistré une progression de son bénéfice net de 18,6 %, mais l’institution s’attend à de moins bons résultats pour les mois à venir.

« Les perspectives ont changé », prévient le groupe dans le communiqué présentant ses résultats. HSBC serait ainsi très vulnérable à la guerre commerciale opposant la Chine aux États-Unis. Bien que la banque soit établie à Londres, elle est très active en Asie. Dans le communiqué, l’institution fait également référence à la baisse des taux de la Réserve Fédérale comme facteur de risque, car ceux-ci compriment les marges réalisées par les banques grâce sur les prêts.

Ces défis contraignent la banque à faire preuve de prudence.