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Un Montréalais devrait gagner 70 000 dollars par an pour pouvoir acheter une maison de valeur moyenne.

Si les plus récentes règles fédérales en matière de prêts hypothécaires, plus draconiennes, ont apporté un souffle d’air frais dans la plupart des marchés immobiliers, Toronto et Vancouver en tête, ramenant le prix des propriétés à la baisse, cela n’a pas été le cas dans quelques villes, dont Ottawa et Montréal. Cela devrait donc s’avérer plus compliqué d’obtenir un prêt hypothécaire.

Global News a compilé plusieurs données afin de déterminer qui serait en mesure de passer le test de résistance dans les différents marchés immobiliers.
En résumé, seuls les marchés de Vancouver et Toronto nécessitent un revenu annuel à six chiffres pour devenir propriétaire. En moyenne, des revenus de 76 000 dollars devraient en réalité suffire.

Sauf que cette analyse se base sur des critères très optimistes, à savoir par exemple que les acheteurs potentiels ne présentent pas d’autres dettes que leur prêt hypothécaire, ce qui n’est pas le cas de 54 % des Canadiens. Cela rend la qualification plus difficile.

Selon Bryan Freeman, premier vice-président et agent hypothécaire à CanWise Financial, « chaque tranche de 450 $ d’obligations mensuelles réduit l’hypothèque à laquelle [une personne peut] être admissible d’environ 100 000 $ ».

Les calculs intègrent également un apport de 20 %, ce qui est hors de portée pour nombre de futurs acheteurs. Enfin, le tableau se base sur un taux fixe à 5 ans de 2,99 %, ce qui est parmi les plus bas du pays, mais qui n’est pas nécessairement disponible partout.

Des revenus qui varient d’une année à l’autre ou encore le fait de commencer un nouveau travail peuvent également entrer défavorablement dans la balance.

Bref, il ne faut pas le nier, il est plus difficile aujourd’hui qu’hier d’être admissible à un prêt hypothécaire, surtout, comme c’est le cas à Montréal, lorsque le prix des propriétés n’est pas à la baisse.

Global News a cependant identifié quelques pistes permettant quand même d’avoir accès à la propriété.

  • Passer par une coopérative de crédit, non assujettie aux nouvelles règles hypothécaires fédérales. Le revenu requis pour acheter est alors d’environ de 12 ou 13 % inférieur pour un même bien.
  • Ceux qui ont l’acompte de 20 % peuvent allonger l’amortissement de 25 à 30 ans et gagner ainsi 8 % de pouvoir d’achat.
  • S’éloigner des centres-villes ou acheter plus petit sont également des solutions pour faire baisser le montant à emprunter.