L’intelligence artificielle et les sports électroniques sont les deux tendances à surveiller dans le secteur des technologies, dit Jonathan Mzengeza, analyste spécialisé dans les technologies pour Gestion d’actifs CIBC.

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« Du côté de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage-machine, les entreprises qui propulsent l’innovation sont les manufacturiers de micro-processeurs comme Nvidia et Micron, et les développeurs d’applications comme Google, Microsoft et Amazon », indique Jonathan Mzengeza.

Ces derniers ne se contentent pas de concevoir des technologies d’intelligence artificielle pour améliorer leurs propres produits, mais aussi ceux des autres, précise l’expert.

Il donne pour exemple la canadienne Shopify, spécialisée dans le commerce électronique pour les petites entreprises. Shopify se sert des services infonuagiques et des technologies d’apprentissage-machine de Google pour améliorer les performances de ses clients, mais aussi pour leur consentir des prêts financiers.

Jonathan Mzengeza mentionne aussi Splunk, qui utilise l’intelligence artificielle pour détecter des failles de sécurité dans les réseaux informatiques, et Tesla, qui y a recours pour développer la technologie des véhicules autonomes.

« On entrevoit beaucoup de croissance du côté de l’intelligence artificielle, pas seulement sur le marché des consommateurs mais aussi celui des entreprises. Elles peuvent par exemple l’utiliser pour améliorer leurs processus d’emballage ou de détection dans de vastes jeux de données », dit Jonathan Mzengeza.

Quant aux sports électroniques, ils révolutionnent le secteur des jeux vidéo en faisant de ces derniers des sports de compétition à l’image de la NFL ou de la NBA. Les sports électroniques sont appelés à croître rapidement, selon lui : s’ils ont généré des revenus de 1,5 milliard de dollars américains en 2017, on s’attend à atteindre 2,3 milliards en 2020. Et leur public ne cesse de grandir : ils ont rejoint environ 335 millions de spectateurs en 2017, contre 204 millions trois ans auparavant.

« On peut comparer ces chiffres à ceux de la NFL ou de la NBA. Ces dernières rejoignent environ 400 millions de spectateurs, sans vraiment afficher de croissance, et il est possible que leur nombre décline, tandis que les e-sports sont appelés à gagner en popularité. Ils s’adressent à un jeune public, de 12 à 34 ans, soit un groupe démographique très intéressant pour les annonceurs et les commanditaires », croit Jonathan Mzengeza.

Deux noms sont à surveiller dans ce secteur, selon lui. D’abord Activision, un éditeur majeur de jeux vidéo qui a quasiment créé le marché des e-sports, et qui a signé des ententes de diffusion avec Disney, ESPN et Twitch. Ses compétitions rejoignent en moyenne 120 000 spectateurs sur Twitch, « le YouTube des e-sports » selon M. Mzengeza.

Son deuxième choix est précisément Twitch, qui a été acquise par Amazon pour 970 millions américains en 2014. C’est donc par l’entremise du géant de la vente en ligne que les investisseurs peuvent s’exposer à la croissance des e-sports.

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.