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Plus que jamais, les investisseurs doivent se prémunir contre l’incertitude qui plane dans l’avenir proche, prévient Luc de la Durantaye, chef des placements et directeur général pour la répartition de l’actif et la gestion des devises à Gestion d’actifs CIBC.

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« Notre scénario principal pour les deux à quatre prochains trimestres est une croissance faible à modérée au niveau mondial, en raison des tensions commerciales sino-américaines, de l’incertitude entourant le Brexit, et du risque géopolitique au Moyen-Orient », dit Luc de la Durantaye.

« Ces facteurs génèrent une décélération du secteur manufacturier, un ralentissement des exportations nettes, et un moindre investissement de la part des entreprises. C’est là le point faible de l’économie mondiale actuellement », poursuit-il.

Le point fort qui reste est la consommation, qui se porte encore bien selon lui. Mais les développements des prochains mois dépendront en grande partie de la direction prise par les consommateurs.

« Ce sont eux qui maintiennent à flot l’économie mondiale. S’il y a une détente dans les négociations sino-américaines qui mène à une réduction des barrières douanières, alors cela soutiendra la reprise économique. On espère aussi voir des stimuli fiscaux plus forts dans certains pays », dit Luc de la Durantaye.

Mais si à l’inverse il y a une escalade des tensions commerciales, cela affectera négativement la consommation et les services qui ont été relativement épargnés jusqu’à maintenant. On risquera alors une forme de récession, selon l’expert.

« Étant donné la largeur du spectre des scénarios possibles, entre une récession et une reprise économique, les investisseurs devraient être bien diversifiés et éviter de se concentrer dans une catégorie d’actifs particulière », recommande-t-il.

Son mélange idéal : des obligations gouvernementales nord-américaines, des obligations de sociétés de qualité, des obligations souveraines de pays émergents pour bonifier les rendements. Du côté des actions, M. de la Durantaye recommande une exposition « modérée » puisque son scénario principal demeure la croissance, même si elle est faible. Les portefeuilles devront contenir assez de liquidités pour saisir les occasions en cas de volatilité, un peu d’or « qui a bien servi jusqu’à maintenant comme protection », et certaines devises qui s’apprécient dans la volatilité comme le yen ou le franc suisse.

Tout cela donnera selon lui un portefeuille bien diversifié pour naviguer dans le climat d’incertitude des mois à venir.

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.