Mains de personnes de différentes origines qui se tiennent toutes par le petit doigt.
Photo : PeopleImages / iStock

En raison des malheureux événements survenus l’année dernière, notamment le meurtre de George Floyd, la majorité des investisseurs institutionnels sont davantage sensibles aux questions de diversité ethnique et de genre, relève un article récent publié dans Avantages.

Ainsi, 58 % d’entre eux se disent plus attentifs à ces enjeux, selon une enquête menée par Aon. Ces derniers se disent influencés par les acteurs œuvrant à la diversité. Ils ont remarqué que les parties prenantes exercent plus de pression afin que leurs investissements soient d’abord réalisés auprès de gestionnaires sensibles aux questions de diversité.

Les conseils d’administrations et investisseurs demandent également plus systématiquement aux entreprises dans lesquelles ils investissent à avoir accès aux statistiques concernant la diversité.

Toutefois, la bataille est encore loin d’être gagnée. Les minorités et les femmes géraient moins de 2 % des actifs mondiaux sous gestion à la fin de l’année 2018, selon une étude de Knight Foundation.

À noter également que pour le moment, 87 % des investisseurs institutionnels ne comptent pas cibler de gestionnaires issus de la diversité. Certains n’ont même pas encore de politique ni de programme pour œuvrer pour la diversité.

À l’opposé, ceux disposant de tels programmes estiment que la diversité cognitive et comportementale sera synonyme de meilleurs rendements. Un argument qui devrait convaincre d’autres acteurs de se joindre au mouvement.