Photo : foodandmore / 123RF

L’inversion de la courbe de rendement n’est pas une raison pour sortir d’un marché encore haussier, dit Amber Sinha, gestionnaire de portefeuille principal, actions mondiales pour Gestion d’actifs CIBC.

Cliquez ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct, de la CIBC

« L’inversion récente de la courbe des rendement fait beaucoup parler d’elle, car elle est considérée comme annonciatrice d’une récession. Nous approchons de la fin du cycle d’expansion qui se poursuit depuis plus de dix ans, ce qui rend les gens d’autant plus prudents », dit Amber Sinha.

L’expert reconnaît que lorsque les taux deviennent plus élevés à court terme qu’à long terme, cela nuit à la capacité d’emprunter à court terme, qui est un « lubrifiant de l’économie ». Mais cela ne suffit pas à l’inquiéter.

« Il en faudrait plus qu’une courbe inversée pour confirmer une récession. On devrait voir des signes de nervosité dans le marché du crédit ou sur le marché de l’emploi, or ce n’est pas le cas actuellement. Les secteurs manufacturiers et industriels ont ralenti dans les douze derniers mois, partout dans le monde. Mais l’emploi, le crédit et les autres pans de l’économie se portent encore bien. La courbe inversée nous envoie des signaux mitigés, mais pas une confirmation », dit Amber Sinha.

Même si on y voyait une confirmation de récession, celle-ci ne surviendrait pas avant 18 mois, rappelle-t-il. Et encore, c’est une moyenne : la récession peut commencer trois mois comme deux ans et demi après l’inversement de la courbe.

« On ne peut donc vraiment pas prédire la date du début de la récession, et pour rendre les choses encore plus complexes, ni même s’il y a vraiment une récession imminente », dit Amber Sinha.

Pour les investisseurs, mieux vaut continuer de profiter du marché tant qu’il se porte encore bien, croit l’expert.

« Nous voulons participer au marché pendant que les prix montent. Nous ne devrions pas simplement voir une courbe inversée et retirer notre argent sans investir davantage. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.