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La lente croissance des activités de prêts aux particuliers et aux petites entreprises de la Banque CIBC a contrebalancé les gains de ses activités de marchés des capitaux et de banque d’affaires américaine, ce qui l’a contrainte de dévoiler un bénéfice inférieur aux attentes des analystes pour son deuxième trimestre.

Le chef de la direction, Victor Dodig, a évoqué une croissance « modeste » des revenus de la division de services bancaires de détail au dernier trimestre, par rapport à l’an dernier. Celle-ci a néanmoins enregistré une baisse de 2,4 % de son bénéfice, à 570 millions $, par rapport à la même période en 2018.

Une hausse des taux d’intérêt a en partie contrebalancé la faible croissance des prêts et les provisions pour créances douteuses, les provisions pour pertes sur créances ont augmenté de 20 % d’une année à l’autre pour atteindre 255 millions $.

La Banque du Canada a haussé son taux d’intérêt directeur à cinq reprises entre l’été 2017 et l’automne dernier, ce qui a permis d’accroître les revenus, mais a aussi restreint l’admissibilité pour les emprunteurs et précipité le ralentissement des prêts de la CIBC.

Dodig a indiqué s’attendre à un bénéfice « relativement stable » pour 2019 par rapport à l’an dernier, « compte tenu des conditions du marché à ce jour et de notre décision de continuer à investir dans l’entreprise ».

« En dépit de la volatilité du marché, qui a été largement alimentée par l’incertitude géopolitique, l’environnement économique reste favorable dans l’ensemble de nos activités », a-t-il affirmé mercredi lors d’une conférence téléphonique avec des investisseurs.

Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine continuent de s’intensifier parallèlement à l’intensification de la guerre commerciale et à l’incertitude persistante entourant l’économie mondiale, après une décennie de croissance continue.

Du côté des services bancaires aux entreprises, la CIBC a vu le solde de ses prêts et dépôts au Canada connaître une croissance de plus de 10 % au plus récent trimestre, générant une croissance annuelle du résultat net de 5,8 % à 328 millions $.

Les profits tirés des activités américaines de banque commerciale et de gestion de patrimoine ont augmenté de 18 %, pour atteindre 163 millions $.

La hausse des rémunérations de prise ferme et des honoraires de consultation a contribué à une hausse de 12 % du bénéfice de la division des marchés des capitaux de la banque à 279 millions $.

La Banque CIBC a affiché mercredi un profit du deuxième trimestre de 1,35 milliard $, en hausse de 2,2 % par rapport à celui de 1,32 milliard $ de la même période l’an dernier

Dans l’ensemble, le profit par action du prêteur torontois a atteint 2,95 $ pour le trimestre clos le 30 avril, en hausse par rapport à celui de 2,89 $ par action d’il y a un an.

La provision pour pertes sur créances s’est chiffrée à 255 millions $, ce qui représentait une hausse de 43 millions $ par rapport à celle du deuxième trimestre de l’an dernier.

Sur une base ajustée, la Banque CIBC a réalisé un profit par action de 2,97 $ pour son plus récent trimestre, en hausse par rapport au bénéfice ajusté de 2,95 $ affiché un an plus tôt.

Les analystes s’attendaient à un bénéfice de 2,99 $ par action, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.