La liste d’épicerie fiscale de fin d’année

Par Jamie Golombek | 29 novembre 2021 | Dernière mise à jour le 15 août 2023
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Liste de fin d'année
Photo : Anastasiia Pokliatska / iStock

Comme chaque année, on fait le tour des conseils fiscaux à ne pas oublier d’ici le 31 décembre, avec Jamie Golombek, directeur gestionnaire, Planification fiscale et successorale chez Gestion privée de patrimoine CIBC à Toronto.

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« La bonne nouvelle de 2021, c’est que si votre argent se trouvait dans les marchés d’actions, vous avez très, très bien performé. En fait, les actions ont battu des records tout au long des cinq à dix dernières années. Après tous ces gains massifs, c’est peut-être le moment de procéder à un rééquilibrage de portefeuille », soutient Jamie Golombek.

L’expert rappelle que l’incertitude continue de planer concernant la hausse probable du taux d’inclusion des gains en capitaux. Le parti libéral n’en avait pas parlé dans son programme électoral, mais le NPD avait avancé l’idée, or ce parti a de l’influence dans le gouvernement minoritaire. Il demeure possible que le taux passe de 50 % à 75 %, et il peut être astucieux de réaliser ses gains en capitaux avec un rééquilibrage de portefeuille le plus tôt possible, d’autant que les gains ont été importants.

Pour les placements qui n’ont pas performé en revanche, on peut considérer la vente à fins de perte fiscale pour en tirer les avantages fiscaux dans une prochaine déclaration d’impôt, ou même dans celle de 2021 pour compenser des gains qui ont été importants par ailleurs.

« Une autre idée est de donner des placements qui ont bien performé à un organisme de bienfaisance enregistré. Vous pouvez aussi opter pour un fonds à vocation arrêtée par les donateurs, qui est une alternative à la création de votre propre fondation, et vous permet de contribuer en nature sans payer d’impôt sur les gains en capitaux des actions ou fonds de votre portefeuille, tout en recevant un reçu de la juste valeur des titres donnés », précise Jamie Golombek.

Comme chaque année, les classiques reviennent. Par exemple, il faut s’assurer de payer certaines dépenses avant la fin de l’année pour pouvoir les comptabiliser dans la déclaration de 2021, comme les intérêts sur les sommes empruntées à des fins d’investissement, et les frais de gestion des placements qui sont déductibles pour les comptes non-enregistrés. Il y a bien sûr la conversion du REER en FEER à faire avant la fin de l’année pour ceux qui atteignent 71 ans.

« Si vous pensez que votre tranche d’impôt pour cette année sera supérieure à celle de l’an prochain, vous pouvez reporter une partie de votre revenu à la déclaration de l’année prochaine. La stratégie inverse est aussi vraie; si par exemple vous étiez en congé de maternité cette année et votre revenu était bas, mais vous savez qu’il sera plus élevé à votre retour au travail, c’est peut-être l’année idéale pour réaliser des gains en capitaux », commente Jamie Golombek.

Enfin, l’expert a une pensée pour les propriétaires d’entreprise.

« C’est peut-être le moment de réévaluer votre compensation entre salaire et dividende. Assurez-vous de vous verser suffisamment de salaire pour avoir un maximum de droits de contribution au REER l’an prochain. En prenant en compte la limite de 18 %, vous devrez avoir reçu un salaire d’au moins 162 000 $ en 2021 pour obtenir la contribution maximale au REER de 29 210 $ pour 2022. Il vous faut faire cela avant le 31 décembre. Et n’oubliez pas de penser aux possibilités de laisser des fonds dans l’entreprise pour reporter l’impôt. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

Jamie Golombek

Jamie Golombek est directeur gestionnaire, Planification fiscale et successorale chez Gestion privée de patrimoine CIBC, où il travaille en étroite collaboration avec les conseillers de Gestion privée de patrimoine CIBC, de Wood Gundy, de Service Impérial et d’autres partenaires de la Banque CIBC, pour offrir des services intégrés de planification financière ainsi que de solides solutions-conseils. M. Golombek est fréquemment présenté par les médias canadiens comme un spécialiste de la fiscalité.