afe207 / 123RF

L’Association canadienne des courtiers de fonds mutuels (ACFM, ou MFDA en anglais), remet en doute les méthodes d’analyse des besoins financiers de ses membres dans un récent bulletin détaillant ses priorités pour 2019.

Les distributeurs de fonds communs ont tendance à adopter une approche trop uniforme quand vient le temps de connaître leurs clients, c’est ce que révèle la dernière tournée de vérification de conformité de l’ACFM et l’examen d’un échantillon de représentants. Dans plusieurs cas, « des informations similaires ou identiques sont enregistrées au sujet de la tolérance au risque, des objectifs d’investissement et de l’horizon temporel pour tous ou presque tous les clients », précise le rapport. 

L’ACFM soutient qu’elle maintiendra la surveillance de ce phénomène dans ses prochains examens de conformité. Elle demande également aux distributeurs d’inspecter le travail de leurs représentants afin de détecter ce type de convergence dans leurs documents d’analyse des besoins financiers et de rectifier la situation lorsque c’est le cas.  

L’association utilise de plus en plus de données et de technologies pour identifier les éléments qui soulèvent des questions de conformité. Son examen des conseillers sera bientôt terminé et les résultats seront communiqués aux firmes, avec diverses recommandations. Le tout sera aussi rendu public.

DU PAIN SUR LA PLANCHE

L’ACFM a annoncé qu’elle publierait, plus tard en 2019, les résultats de sa révision des politiques et procédures des distributeurs quant à la supervision des conseillers qui reçoivent des articles promotionnels des manufacturiers de fonds. Elle complétera aussi ses exigences de formation continue pour les représentants, améliorera ses contacts avec l’industrie et les investisseurs et terminera la dernière édition de son projet de recherche sur les clients. 

L’organisme d’autoréglementation inscrit à ses priorités réglementaires pour 2019 la lutte contre les pratiques de vente abusives, la convenance, les personnes âgées, le traitement des plaintes, les activités hors firme et la supervision des distributeurs.

AMÉLIORER LA CYBERSÉCURITÉ

La cybersécurité sera aussi au programme cette année. Depuis 2017, l’ACFM informe ses membres quant à leur profil de cybersécurité et les aide à combler leurs failles de sécurité.

L’an dernier, l’organisme avait embauché un consultant pour évaluer individuellement plusieurs membres et leur offrir des recommandations de cybersécurité. L’accent avait été mis sur les PME, dont le besoin pour davantage de soutien avait ressorti des réponses à un sondage administré aux membres de l’ACFM en 2017. Cette année encore, les membres auront accès, sur une base volontaire, au service de consultants pour améliorer leur cybersécurité.