Conseiller analysant le marché boursier.
Photo : Phongphan Supphakankamjon / 123RF

C’est particulièrement notable parmi les obligations à haut rendement dans certains secteurs, note Nicholas Leach, vice-président à Gestion d’actifs CIBC.

Cliquez ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct, de la CIBC

« Les obligations à haut rendement débutent 2019 avec de forts écarts de crédit, leurs plus élevés depuis 2016. Leur rendement effectif est au-delà de 7 %, également le plus élevé depuis 2016 », dit Nicholas Leach.

Selon l’expert, ces titres performent notamment dans certains secteurs du marché américain comme les télécommunications, les médias, les biens de consommation, la santé, le divertissement, et l’alimentation.

« Ces entreprises profitent du faible taux de chômage et de la confiance des consommateurs, ce qui améliore la qualité du crédit et réduit le risque de défaut », dit Nicholas Leach.

Seul un secteur souffre encore de volatilité selon lui : l’énergie.

« Dans ce secteur, nous sommes exposés pour moitié à des entreprises en aval de l’industrie, qui subissent moins les effets des prix du pétrole. Nous détenons aussi des titres qui y sont plus sensibles, comme dans la production et l’exploration, mais il faut garder à l’esprit que ces entreprises ont survécu à 2016 quand les prix du pétrole sont tombés sous les 30 $, et elles sont en bien meilleure santé aujourd’hui qu’à l’époque », dit Nicholas Leach.

« De façon générale, les titres à haut rendement et les obligations en général sont toujours en meilleure position dans un environnement de hausse des taux d’intérêt. Or, on s’attend à ce que la Fed augmente encore ses taux, et à ce que la Banque centrale européenne cesse progressivement sa politique d’apaisement quantitatif. Même si les taux n’augmentent plus, les détenteurs d’obligations à haut rendement auront toujours leurs coupons. À 7 %, ils sont en bien meilleure position qu’on l’était au début de 2018 », poursuit l’expert.

Bien qu’il reconnaisse que les menaces de guerres commerciales pèsent sur l’optimisme des banques centrales, M. Leach estime qu’il s’agit d’un risque macro-économique de nature politique, et qu’il s’agit avant tout d’identifier les entreprises capables de continuer de payer leurs coupons et d’améliorer leur crédit. Et elles sont nombreuses dans les secteurs mentionnés ci-haut.

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.