Environ un tiers de tout l’argent investi dans le marché des actions aux États-Unis se trouve dans des fonds passifs, contre un cinquième il y a dix ans. 2018 pourrait toutefois redonner des lettres de noblesse et une certaine valeur à la gestion active, peut-on lire dans le Financial Post.

Dans la première moitié de 2017, 500 milliards de dollars américains (644,1 G$ CA) ont été retirés de fonds gérés activement et réinvestis dans des fonds passifs. C’est environ deux fois plus qu’à la même période en 2016.

Difficile alors de parler d’une tendance qui ralentit. Les investisseurs restent séduits par la transparence des fonds passifs et leur simplicité, en plus de leurs frais inférieurs à ceux des fonds gérés activement.

Les investisseurs ont aussi perdu foi dans la capacité des gestionnaires actifs de battre le marché sur une base régulière. Plutôt que de chercher la perle rare qui y arrive, ils préfèrent confier leur argent à un fonds passif.

UN MARCHÉ PLUS DIFFICILE À NAVIGUER

Tom Stevenson, directeur de l’investissement à Fidelity International, croit que 2018 serait une bonne année pour se tourner vers l’investissement géré activement. Les marchés ont produit de forts rendements en 2017, ce qui a joué en faveur des fonds passifs, mais ces rendements seront plus difficiles à aller chercher en 2018. Dans un marché plus difficile à naviguer, un bon capitaine prend toute sa valeur.

Ce qui a fait grimper le marché depuis neuf ans tend à disparaître, remplacé par une euphorie davantage axée sur les émotions que les bases, comme dans le cas des technologies et surtout du bitcoin.

Il ne faut pas pour autant s’attendre à un repli des investisseurs en 2018, puisqu’on ne peut pas vraiment croire qu’une récession pointe le bout de son nez et que l’inflation ne devrait pas s’emballer au point de forcer les banques centrales à hausser leurs taux radicalement.

VOLATILITÉ À L’HORIZON

Cependant, la volatilité, elle, pourrait faire un retour en raison du resserrement des politiques monétaires des banques centrales, qui délaissent l’assouplissement quantitatif et se délestent de leurs titres.

Si les marchés effectivement ne produisent pas un rendement global aussi intéressant qu’au cours des dernières années, il devient attirant pour un investisseur de tenter de dénicher un gestionnaire qui saura battre ces marchés.

De nouveau, il faudra distinguer les actions gagnantes des actions perdantes. Alors que les fonds passifs achètent l’un et l’autre, le gestionnaire actif, lui, tente de dénicher les meilleures entreprises. Les investisseurs recommenceront-ils à lui faire confiance?

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