Les titres à haut rendement affichent une corrélation négative avec les autres obligations, ce qui les rend particulièrement attrayants en période de hausses des taux, souligne Nicholas Leach, vice-président à Gestion d’actifs CIBC.

Cliquez ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct, de la CIBC

« Voilà un an, nous entrevoyions pour 2017 un rendement total de 6,5 % sur le marché du haut rendement [américain], en nous basant sur son rendement courant. Selon nos études statistiques et nos tests sur les données passées, le rendement courant est le meilleur outil de prédiction du rendement des 12 prochains mois sur ce marché », dit Nicholas Leach.

Finalement, le haut rendement a affiché 7,5 % de rendement total, soit 1 % de plus que dans les prédictions de Gestion d’actifs CIBC. Cette année, l’équipe de M. Leach reprend la même approche pour prévoir le rendement total 2018. Son résultat : 6,3 %.

« Je ne saurais prédire si les rendements totaux vont augmenter pour les bons du Trésor, mais le haut rendement a présenté historiquement une corrélation négative avec les obligations gouvernementales. Alors que celles-ci voient leurs rendements croître ou baisser, cela n’aura pas beaucoup d’impact sur le haut rendement », dit Nicholas Leach.

L’expert recommande de continuer à s’exposer à ce marché, surtout dans l’environnement actuel de hausses des taux d’intérêt.

« Les banques centrales commencent à resserrer leurs politiques monétaires. Les rendements des obligations gouvernementales sont en hausse. Nous nous attendons à ce que les titres à haut rendement surperforment dans ce contexte », dit-il.

À preuve, il cite les différences de rendements totaux entre les catégories d’obligations ces 12 derniers mois. Celui des bons du Trésor sur dix ans a été de -4 %, celui du marché obligataire dans son ensemble a été de -0,2 %, et celui des obligations de sociétés de catégorie investissement a été de -0,01 %. Dans la même période, le haut rendement affichait 0,7 %.

« On remarque une corrélation négative de 8 % entre le haut rendement et les bons du Trésor sur dix ans, tandis qu’elle est de 62 % avec les actions du S&P 500. Les derniers mois n’ont fait que démontrer davantage cette corrélation négative », dit Nicholas Leach.

« Les actions atteignent des sommets, de même que les profits des entreprises, et le chômage est à son plus bas depuis 16 ans. C’est bon pour la qualité du crédit des sociétés, et donc pour les titres à haut rendement. Ceux-ci offrent donc un coussin confortable contre les risques d’intérêt des obligations gouvernementales. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.