Les devises peuvent soit apporter du risque ou des bonnes occasions dans les marchés obligataires, or le dollar canadien appartient actuellement à la seconde catégorie, dit Richard Lawrence, premier vice-président, titres à revenu fixe, Brandywine Global (Philadelphie).

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« Chaque fois que nous prenons une décision sur un marché donné, nous devons prendre une décision séparée mais intégrée sur sa devise. À mesure que celle-ci évolue dans le temps, elle modifie les conditions économiques du pays. Si elle s’affaiblit, par exemple, c’est bon pour les exportations, le tourisme étranger, et la pression inflationniste. C’est le type de boucles de rétroaction que nous passons beaucoup de temps à analyser », dit Richard Lawrence.

Selon l’expert, c’est en périphérie de la zone euro que l’on trouve actuellement des devises attrayantes, comme la livre sterling, la couronne norvégienne, la couronne suédoise et le zloty polonais. L’euro en revanche est moins intéressant en raison de la politique continue d’apaisement quantitatif de la Banque centrale européenne. Quant au dollar américain, Richard Lawrence le juge surévalué, au point de le sous-pondérer dans ses placements.

« Franchement, la politique fiscale de l’administration Trump aurait plutôt besoin d’une devise faible pour réussir », ajoute-t-il.

Et le dollar canadien? Encore sous-évalué, juge Richard Lawrence.

« L’évolution des prix du pétrole devraient être positive pour le dollar canadien. Il faut se rappeler qu’on évalue toujours une devise relativement à une autre. Dans notre cas, nous nous sommes retirés d’investissements en dollars néo-zélandais et américains afin d’acheter davantage de titres en dollars canadiens. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.