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Notre dollar est moins solidement soutenu que celui de nos voisins, avance Luc de la Durantaye, chef des placements et directeur général pour la répartition de l’actif et la gestion des devises à Gestion d’actifs CIBC.

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« Notre scénario [pour l’année à venir] envisage une croissance relativement faible et cela sous-entend que les prix du pétrole ne seront pas à la hausse. Le secteur de l’énergie apportera donc peu de soutien au dollar canadien. Son autre défi est le niveau d’endettement du secteur privé : les entreprises et les ménages canadiens sont plus endettés que ceux américains et notre croissance est donc plus fragile », dit Luc de la Durantaye.

L’expert parle aussi d’une « incertitude politique » dans notre entrevue, qui a été réalisée peu avant l’élection fédérale du 21 octobre. Selon lui, un gouvernement minoritaire comme celui du second mandat des libéraux apporte « peu de forces au dollar canadien vis-à-vis du dollar américain ».

Le billet vert, quant à lui, est déjà surévalué par rapport à l’ensemble des devises et n’a donc pas beaucoup de potentiel d’appréciation. Mais il ne risque pas vraiment de dépréciation non plus, selon le « scénario principal » de Luc de la Durantaye.

Reste cependant une possibilité négative, d’après lui.

« Le scénario le plus risqué est que la Fed voie l’économie ralentir de façon substantielle et baisse les taux plus rapidement que ce que les marchés anticipent. Le dollar américain perdrait donc l’avantage du taux d’intérêt. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.