Photo : Ryan DeBerardinis / 123RF

Bureaux japonais, entrepôts australiens, résidences étudiantes britanniques et appartements américains sont parmi les aubaines à saisir, dit Jon Cheigh, chef de l’immobilier mondial chez Cohen & Steers à New York.

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« L’immobilier mondial a un potentiel énorme. C’est un marché financier de deux billions de dollars avec 400 différentes entreprises locales. Nous étudions l’offre, la demande et les éléments fondamentaux de chaque marché pour identifier les actifs les plus sous-évalués », dit Jon Cheigh avant de se lancer dans un tour du monde des bonnes occasions.

Le Japon d’abord : les entreprises y sont concentrées sur le marché des édifices à bureaux à Tokyo, selon l’expert.

« Depuis cinq ans, ce marché a connu un déclin bénéfique des taux d’occupation, qui sont maintenant à leur plus bas en dix ans. Avec peu d’offre additionnelle et beaucoup de locataires qui s’arrachent les nouveaux espaces, les loyers augmentent de 5 à 6 % et cette croissance s’accélère. Il y a donc de très bonnes occasions d’investissement tant chez les promoteurs que les fonds de placement immobilier japonais », dit Jon Cheigh.

En Australie, il voit du positif dans les espaces de bureaux ainsi que dans les espace de logistique et d’entreposage.

« L’offre de bureaux décroît à Sydney, où des édifices ont été retirés du marché pour être transformés en immeubles résidentiels, et la demande demeure forte. Les loyers ont donc connu une croissance à deux chiffres dans les dernières années », dit Jon Cheigh.

Le secteur de l’entreposage a profité partout dans le monde de la pénétration croissante du commerce électronique, car les joueurs comme Amazon ou Alibaba ont besoin d’entreposer les marchandises à proximité des consommateurs. Mais dans le cas de l’Australie, le phénomène est récent, car Amazon n’a vraiment commencé à y être actif que depuis 12 à 18 mois, indique M. Cheigh.

« Nous nous attendons à voir l’adoption du commerce électronique s’accélérer en Australie, ce qui va mener à une solide croissance des loyers des entrepôts », poursuit-il.

Alors que la date fatidique du Brexit approche à grand pas, avec beaucoup d’incertitude quant à ses conséquences, Jon Cheigh y voit une occasion particulière : les résidences pour étudiants.

« Le Brexit a un impact négatif sur les espaces de bureaux ou les immeubles résidentiels, mais le secteur immobilier est vaste et diversifié. Les entreprises qui logent les étudiants ont profité de la dépréciation de la livre sterling, qui attire davantage d’étudiants européens et asiatiques en Grande-Bretagne », note l’expert.

De l’autre côté de l’Atlantique, Jon Cheigh s’intéresse aux centres de données (encore le commerce électronique !), et à l’ensemble du secteur résidentiel, mais plus particulièrement aux appartements à louer.

« Voilà douze ans que les États-Unis ont connu leur bulle immobilière, et on y a construit trop de maisons. De nombreux promoteurs de maisons unifamiliales se montraient vigoureux et exubérants. Mais dans le cycle suivant la bulle, on est passé de trop de construction à pas assez de construction. Les États-Unis sont devenus « sous-logés » car on ne construit pas assez de maisons. Pour les gestionnaires d’appartements à louer, cela donne plus de marge pour augmenter les loyers. Nous voyons donc de belles occasions dans le secteur des appartements à louer en milieu urbain. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.