Pour la première fois de l’histoire, le coût d’emprunt du gouvernement québécois est aujourd’hui inférieur à celui de son homologue ontarien, rapporte le Journal de Québec.

La semaine dernière, Québec a émis 500 pour millions de dollars d’obligations sur le marché, autrement dit « des tranches de dette que les grands assureurs, des groupes d’investisseurs et des banques spécialisées peuvent racheter », indique le quotidien.

Or, le coût de financement à 10 ans pour cette transaction s’est établi à 2,82 %, alors que, pour la même échéance, celui de notre voisin se situe actuellement à 2,87 %, soit cinq points de base de plus.

« C’EST PLUS D’ARGENT POUR LA POPULATION »

Selon le gouvernement provincial, cet écart résulte de la bonne cote de crédit du Québec, que certaines agences de notation ont rehaussée, notamment Standard & Poor’s, qui l’a fait passer de « A+ » à « AA- » en juin dernier, du jamais vu depuis 1993.

En fait, indique le JdeQ, l’écart réel entre les deux provinces est plutôt de quatre points de base si l’on tient compte de la moyenne des transactions effectuées en date du début du mois d’avril 2018. La journal souligne néanmoins qu’il s’agit là d’« un revirement de situation majeur », puisque il y a seulement quatre ans le coût de financement du Québec était de 19 points plus élevé que celui de l’Ontario.

« Une fois de plus, cela démontre l’ampleur du travail effectué depuis 2014 », s’est félicité Carlos Leitao. Si cet écart par rapport à l’Ontario se maintient, le gouvernement québécois prévoit qu’il pourrait ainsi économiser chaque année près de 15 millions de dollars. « Concrètement, c’est plus d’argent qui ira directement dans l’amélioration des services à la population plutôt qu’en paiement d’intérêt sur la dette », a expliqué le ministre des Finances au JdeQ.