C’est le constat qui s’impose pour les portefeuilles à revenu fixe, dit Richard Lawrence, premier vice-président à Brandywine Global (Philadelphie).

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« Nous nous concentrons sur les marchés obligataires et monétaires qui offrent les plus hauts rendements réels, c’est-à-dire ajustés à l’inflation. Notre analyse comprend un ensemble de variables macro-économiques, comme les perspectives fiscales des divers pays, leurs partenaires commerciaux et le type de transactions qu’ils effectuent, leur sensibilité aux prix des matières premières, leurs tendances en matière d’endettement et de retraites… Notre matrice de données est très large », dit Richard Lawrence.

L’expert souligne la forte « dispersion » des rendements réels à travers le monde, actuellement évaluée à 850 points de base entre le minimal et le maximal. Les plus élevés se trouvent dans les pays émergents, et les plus bas dans les pays développés.

« Nous traversons une période idéale pour les marchés émergents, qui offrent des rendements réels de 2 à 7 % et se portent de mieux en mieux du point de vue fiscal. Selon les prévisions du Fonds monétaire international, les ratios dette/PIB vont aller en s’améliorant dans les cinq prochaines années », dit Richard Lawrence.

« Le seul endroit où ce n’est pas le cas est les États-Unis. Ils ont donné un gros stimulus fiscal à leur économie et si celui-ci n’est pas suivi d’une forte croissance, la pression fiscale va être importante. C’est l’une des raisons pour lesquelles le dollar américain s’affaiblit de façon prolongée », poursuit l’expert.

Au sommet des rendements réels, l’expert cite le Brésil à 7 %, puis la Russie avec 5 % (« mais nous n’y investissons pas en raison d’inquiétudes concernant la gouvernance », dit-il).

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.