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Évidemment, durant la pandémie, on a vu nombre de professionnels quitter un secteur ou d’autres l’intégrer. Les sociétés de conseils financiers n’ont pas été à l’abri de ces flux de travailleurs. En 2021, 7 % des représentants enregistrés auprès de la FINRA ont quitté le secteur, alors que seuls 6 % y sont entrés, faisant ainsi de cette année, la cinquième année consécutive de baisse, observe Financial Planning.

Dans le même sens, le nombre de fermetures de sociétés enregistrées auprès de la FINRA est plus élevé que le nombre d’ouvertures. En 2021, 150 entreprises ont fermé leurs portes, contre 109 qui se sont lancées dans le secteur. Il s’agit d’une baisse de 1,1 % par rapport à 2020.

« Lorsque les marchés sont fouettés et tournent en rond, c’est une période très difficile et stressante pour être conseiller », commente Mark Elzweig, président de Mark Elzweig Company, un cabinet de conseil dédiés aux conseillers du secteur, au Financial Planning.

Entre l’inflation et la hausse de taux, il est plus complexe de trouver de bonnes opportunités d’investissement qui vont connaître une hausse à court terme. Les conseillers doivent ainsi faire davantage de recherches et faire comprendre à leurs clients de se concentrer sur les opportunités à long terme.

Mark Elzweig estime que si le marché continue sur sa lancée, davantage de conseillers pourraient décider de devancer leurs plans de retraite.

Alors qu’un rapport de Cerulli estime que près de 103 000 conseillers prendront leur retraite au cours de la prochaine décennie, soit 40 % des conseillers du secteur, près de 26 % d’entre eux n’ont pas de plan de succession, car l’industrie ne parvient pas à générer suffisamment de nouveaux talents pour remplacer les conseillers expérimentés qui partent à la retraite.

Espérons que la situation actuelle des marchés n’en découragera pas davantage à se lancer dans le secteur.