Photo : 123RF

Quatre banques sur cinq prévoient de migrer une plus grande part de leurs infrastructures informatiques vers l’infonuagique, alors que les applications commerciales restent souvent à la traîne.

Voilà les conclusions d’une étude menée par le cabinet Accenture auprès de 150 cadres bancaires dont les institutions prévoient de migrer vers l’infonuagique ou ont déjà commencé à le faire.

Quatre répondants sur cinq (82 %) prévoient de transférer plus de la moitié des charges de travail vers l’infonuagique ; et près d’une personne sur quatre (22 %) souhaite en transférer plus des trois quarts. La grande majorité de ces cadres prévoit un transfert dans les deux à cinq prochaines années.

Bien sûr, la plupart des banques ont commencé à déplacer des applications vers l’infonuagique. Mais elles disposent toujours d’infrastructures physiques, essentiellement dans les fonctions commerciales, incluant les dossiers des clients, les paiements, les investissements, les risques et la conformité.

Toutefois, la plupart entend désormais faire profiter leurs fonctions commerciales des atouts de cette technologie, à savoir l’agilité, la sécurité et la possibilité d’ajouter de nouvelles capacités.

Les banques craignent toutefois le risque d’interruption des activités lors de la migration. Elles devront aussi faire face au défi d’attirer des talents technologiques, et à celui de veiller au bon respect de la réglementation en matière de sécurité et de conformité.

« Si de nombreuses banques ont adopté le cloud pour les systèmes en contact avec la clientèle, comme les services bancaires mobiles et en ligne, et les outils destinés aux employés, comme la messagerie électronique et la vidéoconférence, elles s’appuient toujours sur une technologie physique plus ancienne pour leurs fonctions commerciales essentielles », explique Michael Abbott, qui dirige la pratique du secteur bancaire d’Accenture au niveau mondial.

« En conséquence, la plupart des produits bancaires de base, comme les comptes chèques et les comptes d’épargne, sont alimentés par un enchevêtrement de codes écrits il y a plusieurs décennies. Face à la hausse des taux d’intérêt, à la concurrence des fintechs et à une compétition accrue pour les dépôts, les banques se tournent vers le nuage pour les aider à piloter rapidement l’innovation des produits bancaires de base », précise-t-il.