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L’incertitude croissante des marchés devrait pousser les investisseurs vers ce secteur, qui a prouvé sa résilience par le passé, indique Colum McKinley, chef de l’investissement dans les actions mondiales à Gestion d’actifs CIBC.

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Jusqu’ici, les marchés d’actions ont bien profité de 2019. Du 1er janvier au 30 septembre, ils ont grimpé de 16,3 % pour le TSX (19 % avec les versements de dividendes) et de 18,7 % pour le S&P 500 (20,5 % au total). Les prix sont actuellement à 3 ou 4 % de leurs records historiques, note Colum McKinley.

« Cela est d’autant plus intéressant que les actions sont soumises à un environnement d’incertitude croissante. Nous avons une guerre commerciale entre deux grosses économies, la Chine et les États-Unis, qui prend beaucoup d’importance. Nous avons les enjeux toujours non résolus du Brexit et de ses effets sur l’économie européenne. Nous avons une procédure de destitution du président des États-Unis. Et si on regarde les données économiques, elles s’affaiblissent partout dans le monde », dit-il.

Si les marchés se portent bien, plusieurs signes tendent vers un ralentissement, et les investisseurs devraient donc songer à protéger leur capital en réduisant le risque, en accroissant leurs parts de liquidités et en favorisant la qualité des titres, recommande l’expert. Cela les positionnera idéalement pour tirer profit des effets de la volatilité et de saisir de bonnes occasions.

Selon Colum McKinley, c’est le moment idéal pour investir dans les banques canadiennes, qui ont prouvé maintes fois leurs capacités à faire face à la tourmente.
« Ce sont des institutions solides et bien gérées qui se font concurrence dans un marché financier tout à fait unique. Celui-ci ne manque pas de défis, comme la baisse des taux d’intérêt, qui affecte les marges des banques. Mais celles-ci ont l’expérience requise pour y faire face. Leurs équipes de direction sont très conscientes de leurs défis et prennent les mesures nécessaires pour adapter leurs structures de coûts », affirme-t-il.

« On observe une reprise dans le marché des consommateurs, incluant les hypothèques et prêts aux particuliers, et les prêts aux entreprises sont en bonne santé. De plus, les banques canadiennes ont de très importants capitaux en fonds propres. Cela nous donne confiance dans leur capacité à naviguer au travers de la volatilité », poursuit Colum McKinley.

« Contrairement à d’autres secteurs, les actions des banques canadiennes s’échangent à des prix attrayants en comparaison de leurs niveaux historiques. Alors que nous entamons une période d’incertitude des marchés, je crois qu’elles vont poursuivre leur réussite, incluant de bons dividendes en croissance », entrevoit l’expert, en citant notamment la CIBC, la Banque Royale et la TD.

« Ces banques ont toutes une enseigne bien établie, des relations solides avec la clientèle, une équipe de direction qui comprend les défis à venir et un haut degré de diversification. Leurs activités hors du Canada vont être de plus en plus importantes dans les cinq à dix prochaines années. Et elles vont continuer d’offrir d’excellents produits et services, ce qui se reflètera au bout du compte dans leur cours en Bourse. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.