Édifice de la banque RBC à Toronto.
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Elles offrent le compromis idéal entre risque et récompense, selon Craig Jerusalim, gestionnaire de portefeuilles, actions canadiennes pour Gestion d’actifs CIBC.

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« Alors que les banques s’apprêtent à annoncer leurs résultats du premier trimestre, elles profitent d’un contexte positif malgré certains facteurs macro-économiques discordants. L’économie canadienne n’a jamais été aussi dépendante des dépenses des ménages, or les paiements hypothécaires ont grimpé ces dernières années et les prix de l’immobilier se sont stabilisés ; on pourrait donc définir le consommateur canadien comme fatigué. Les ventes d’auto sont négatives pour la première fois dans le cycle économique actuel, ce qui donne de quoi s’interroger sur la propension à consommer des Canadiens », dit Craig Jerusalim.

La bonne nouvelle, selon lui, c’est que les indicateurs principaux du crédit sont loin d’être inquiétants pour le moment. Le chômage est bas, les souffrances des cartes de crédit sont bénines, et la compétence des consommateurs est encore élevée.

« Pour revenir aux banques canadiennes, malgré une période d’incertitude concernant la croissance économique et la pause dans les hausses de taux de la Banque du Canada, les prix de leurs titres sont encore très intéressants. Ils s’échangent à près de neuf fois les bénéfices de l’an prochain, malgré une croissance à un chiffre des profits et des dividendes durables de 4 à 5 % », observe Craig Jerusalim.

« Les banques sont extrêmement bien capitalisées, et ne montrent aucun signe de faiblesse mises à part quelques positions spécifiques comme General Electric et PG&E. Les éléments clés auxquels nous allons porter attention dans les résultats des banques sont les marges nettes d’intérêt, la croissance des prêts, les provisions pour pertes sur créances, et une mise à jour au sujet de ces positions spécifiques », poursuit l’expert.

Il est vrai qu’après avoir profité des hausses de taux d’intérêt de la Fed et de la Banque du Canada, les banques roulent maintenant sur un plat, note-t-il.

« Nous avons abaissé nos attentes quant aux prêts à la consommation, mais les prêts aux entreprises et les prêts aux États-Unis suivent encore une croissance solide. Quant aux provisions pour pertes sur créances, il ne faudrait pas qu’elles descendent plus bas, mais elles ne seront pas affectées tant que les mêmes indicateurs restent en place. Pour résumer, les grandes banques canadiennes offrent une bonne porte d’entrée sur l’économie canadienne. Leurs prix abordables, leur position oligopolistique, leurs dividendes élevés et leur capitalisation en font des titres attrayants du point de vue du rapport risque/récompense. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.