Cartes de crédit
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Si seulement moins d’un tiers des Canadiens peuvent se vanter de ne pas avoir de dettes, la majorité de ceux qui en ont (71 %) se disent à l’aise avec leur situation financière, révèle un sondage récent de la Banque CIBC. L’institution craint toutefois que cette situation ne change…

L’inflation et la hausse des taux d’intérêt pourraient effectivement modifier l’avis de nombre de répondants. D’ailleurs, 68 % des personnes endettées sont préoccupées par l’incidence de la hausse de l’inflation sur leur capacité à payer leurs factures courantes et leurs frais de subsistance.

De plus, 44 % de ces personnes craignent de ne plus pouvoir effectuer des remboursements réguliers sur leur dette si les taux d’intérêt augmentent en 2022.

« De nombreux Canadiens ont connu quelques années difficiles sur le plan financier à la suite de la pandémie. Il est donc formidable de constater que la plupart des gens sont à l’aise avec le montant qu’ils ont à payer et que seulement quelques-uns indiquent qu’ils ont du mal à le faire, a souligné Carissa Lucreziano, vice-présidente, Conseils en finances et placements CIBC. Toutefois, compte tenu des préoccupations sous-jacentes à l’égard de l’inflation et de la hausse des taux d’intérêt, c’est le bon moment pour commencer à discuter et à planifier des façons de gérer toute difficulté qui pourrait survenir. »

UN BEL OPTIMISME

La majorité des sondés (78 %) assurent faire des efforts raisonnables pour rembourser leurs dettes. Et plus de la moitié (52 %) estiment qu’avoir des dettes n’est pas une mauvaise chose à condition de les gérer prudemment.

La moitié des répondants (51 %) estiment qu’ils arriveront à ne plus avoir de dettes, si l’on exclut les emprunts hypothécaires, d’ici cinq ans. Quant aux prêts hypothécaires, la majorité pensent arriver à les rembourser d’ici l’âge de 55 ans.

Alors que les mesures se relâchent lentement, 42 % des Canadiens s’attendent à dépenser davantage d’argent que ces deux dernières années.

Toutefois, plusieurs sont plus méfiants. Ainsi 63 % des sondés surveillent la hausse de l’inflation et, de ce fait, leurs dépenses. Deux cinquièmes d’entre eux comptent respecter un budget strict pour compenser la hausse du coût des biens.

Fait un peu plus inquiétant, seuls 61 % des répondants disent avoir un fonds d’urgence. Plus du tiers (34 %) devront trouver les fonds ailleurs pour parer à des dépenses imprévues