Un escaliersous un couvert de forêt menant au soleil.
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Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) gagnent en importance tant du côté de l’offre que de la demande, observe Aaron White, vice-président, investissement durable, Gestion d’actifs CIBC.

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Plus de 4000 institutions dans le monde, représentant plus de 110 billions de dollars d’actifs sous gestion, adhèrent désormais aux Principes pour l’investissement responsable énoncés par les Nations-Unies. Selon l’expert, cela change la façon dont les gestionnaires de portefeuille abordent les « risques non financiers ». Les critères ESG sont d’ailleurs résolument intégrés à la démarche des analystes de Gestion d’actifs CIBC.

« Les investisseurs se soucient de la manière dont nous prenons en compte les risques ESG dans l’évaluation de leurs placements. Je crois qu’à mesure que se poursuit l’adoption de ces critères par l’industrie, le public tout comme les régulateurs vont s’intéresser de plus en plus à l’authenticité de la démarche ESG de la part des gestionnaires et aux résultats qui en découlent », prévoit Aaron Smith.

Selon lui, l’un des critères ESG qui gagne le plus en importance est l’abandon des sources d’énergie fossile dans un contexte de transition énergétique. Plusieurs fonds de dotation universitaires et autres investisseurs institutionnels ont ainsi pris des engagements de désinvestissement dans les énergies fossiles.

« Les investisseurs croient que cela fait partie de la transition énergétique, et que le secteur de l’énergie traditionnelle n’offre plus de perspectives de croissance dans ce contexte », observe Aaron Smith.

« Une autre demande croissante des investisseurs est la réduction des émissions de gaz à effet de serre au sein de leurs portefeuilles. Les données manquent encore pour mesurer cela avec précision, mais je crois qu’avec l’évolution des pratiques dans les rapports financiers, on va commencer à voir apparaître ces critères », poursuit-il.

L’expert met cependant en garde contre les crédits de carbone, qui ne sont pas la panacée pour l’environnement.

« Les crédits de carbone ont un rôle à jouer dans la carboneutralité, mais ils ne devraient pas être la première solution. Il faut d’abord réduire les émissions et effectuer une réelle transition énergétique, peut-être avec des technologies comme la séquestration du carbone, et utiliser les crédits de carbone comme dernier recours pour compenser les dernières émissions inévitables. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.