Le logement représente à la fois le principal actif et la principale dette des Canadiens.

En effet, 61,7 % des familles canadiennes ont déclaré leur résidence principale comme actif, et 57,3 % d’entre elles ont indiqué détenir une hypothèque sur leur résidence principale.

La valeur nette médiane des familles canadiennes s’est élevée à 295 100 $ en 2016, en hausse de 14,7 % par rapport à 2012 (257 200 $), dernière année durant laquelle cette étude sur la sécurité financières des familles a été menée par le gouvernement fédéral.

La médiane pour 2016 était par ailleurs plus du double de celle enregistrée en 1999 (144 500 $).

Dans l’ensemble, 29,6 % des familles canadiennes étaient exemptes de dettes en 2016. La proportion était la plus élevée parmi les familles ayant une personne âgée à leur tête, 58,0 % de celles-ci n’ayant aucune dette. Il s’agit cependant d’une forte diminution par rapport à 1999, alors que 72,6 % des familles ayant une personne âgée à leur tête étaient exemptes de dettes.

LA COLOMBIE-BRITANNIQUE EN TÊTE

En 2016, tout comme en 2012, les familles de la Colombie-Britannique ont affiché la valeur nette médiane la plus élevée, celle-ci s’élevant à 429 400 $. Les familles de l’Ontario se sont classées au deuxième rang (365 700 $), suivies de celles du Manitoba (320 800 $) et de la Saskatchewan (293 500 $). Parmi les provinces, c’est au Nouveau-Brunswick que la valeur nette médiane des familles a été la plus faible (158400$).

Parmi les plus grandes régions métropolitaines de recensement, Vancouver a enregistré la valeur nette médiane des familles la plus élevée en 2016, celle-ci s’élevant à 434 400 $. Cela représente plus du double de la valeur déclarée par les familles de Montréal (170 000 $). Les familles de Toronto (365 100 $) occupaient le deuxième rang en importance, suivies de celles de Calgary (339 400 $), de Québec (335100$), de Winnipeg (287 800 $) et d’Edmonton (230 200 $).

Les écarts provinciaux au chapitre de la valeur nette des familles sont liés, en partie, aux écarts au chapitre de la valeur des logements. La valeur médiane des résidences principales en Colombie-Britannique était de 550 000 $ en 2016. Cette valeur, la plus élevée au pays, dépasse de 105 000 $ celle enregistrée en Ontario, qui se situait au deuxième rang parmi les provinces.

RÉSIDENCE PRINCIPALE ET RÉGIME DE RETRAITE

La résidence principale était la plus importante catégorie d’actif en 2016, représentant plus du tiers de la valeur totale des éléments d’actifs. Parmi les familles qui étaient propriétaires de leur résidence principale, la valeur médiane déclarée s’élevait à 349 000 $, ce qui représente une hausse de 10,3 % par rapport à 2012 et le double de la valeur médiane enregistrée en 1999.

Les régimes de retraite privés constituaient la deuxième catégorie en importance, représentant 29,2 % des éléments d’actifs, en hausse de 17,7 % par rapport à 2012 pour se chiffrer à 3,5 billions de dollars. Cette croissance provient majoritairement des régimes de pension agréés offerts par les employeurs, dont la valeur a progressé de 17,4 % pour s’élever à 2,3 billions de dollars en 2016. Les Canadiens titulaires d’un tel régime ont vu leur valeur médiane s’accroître de 20,1 % pour atteindre 156 200 $.

Les autres biens immobiliers tels que les chalets, les multipropriétés (en temps partagé), les propriétés locatives et autres propriétés commerciales représentaient 10 % du total des éléments d’actifs. Un peu moins d’un Canadien sur cinq (18,2 %) possédait ce type de propriété en 2016. La valeur médiane de ces biens était de 210 000 $, en hausse de 10,6 % par rapport à 2012 et de 141,1 % par rapport à 1999.

AUGMENTATION DE LA DETTE GLOBALE

En 2016, les dettes totales ont atteint 1,76 billion de dollars, ce qui représente une augmentation de 24,4 % par rapport à 2012, et de 183,8 % par rapport à 1999. La valeur médiane de la dette totale détenue par les familles a progressé de 27,1 % pour passer de 63400$ en 2012 à 80 600 $ en 2016.

La dette hypothécaire, sur les résidences principales et sur les autres biens immobiliers, comme les chalets, est restée le principal type de dette contractée par les Canadiens en 2016. La dette hypothécaire totale s’est accrue pour atteindre 330 milliards de dollars, en hausse de 30,4 % par rapport à 2012 et de 196,0 % par rapport à 1999.

En 2016, 38,4 % des familles canadiennes avaient une dette hypothécaire, dont la valeur médiane se chiffrait à 190 000 $. Cette valeur représente une augmentation de 20 % par rapport à 2012, et il s’agit du double de la valeur enregistrée en 1999. Les titulaires d’hypothèque âgés de 34 ans et moins avaient la dette hypothécaire médiane la plus élevée, celle-ci s’élevant à 219 000 $, ce qui correspond à plus du double du montant que détenaient les personnes de 65 ans et plus

Des augmentations qui s’expliquent par la hausse de la valeur nette du logement. Les propriétaires canadiens ont en effet déclaré une valeur médiane de 238 000 $ en 2016. Il s’agit d’une augmentation de 12,8 % par rapport à 2012, et de 115,2 % par rapport à 1999.

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