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La pandémie profite aux fraudeurs, qui se sont adaptés aux circonstances pour développer de nouveaux stratagèmes.

Le Federal Bureau of Investigation (FBI) américain enregistre quatre fois plus de plaintes liées à la cybersécurité qu’au début de l’année. Jusqu’à présent en 2020, la police fédérale a reçu autant de plaintes que durant toute l’année 2019, relève ThinkAdvisor.

Et 80 % des institutions financières américaines ont signalé une hausse de 238 % des cyberattaques comparativement à l’an passé, selon une enquête menée au mois de mai et divulguée par la U.S. House of Representatives Committee on Financial Services.

LES FRAUDES SUIVENT LE VIRUS

Au fur et à mesure que la pandémie s’est déplacée sur la planète, un flux de cyberfraudes se déplaçait avec elle, constate la commission.

Celles-ci ont ciblé les failles du télétravail, telles que des mots de passe faibles et des connexions Internet personnelles mal sécurisées. Les fraudeurs ont ainsi vu s’ouvrir l’occasion de développer l’utilisation de leurs maliciels et rançongiciels et d’accroître les attaques de cyber-écoute, le hameçonnage et la compromission du courrier électronique professionnel.

Les escrocs ont misé sur la crainte de la COVID-19 pour viser les aînés, les personnes à faible revenu et les travailleurs mis à pied. Ils ont profité de l’isolement physique et social pour tenter d’exploiter financièrement ces populations. Le nombre de cas a augmenté de façon notable au cours des deux derniers mois, particulièrement pour des stratagèmes basés sur des cryptomonnaies et des « occasions » d’investissement.

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