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Un rapport publié récemment démontre que la majorité des investisseurs institutionnels ne veulent plus que les gains des actionnaires aient priorité sur tout.

Selon le sondage, effectué auprès de 607 investisseurs institutionnels par Edelman, 91% d’entre eux affirment que l’objectif premier d’une société par actions ne devrait plus être de maximiser les gains de ses actionnaires. Les dirigeants d’entreprise devraient plutôt trouver un équilibre entre les intérêts des actionnaires et ceux des employés, clients, fournisseurs et communautés.

« Les données d’Edelman sur la confiance des investisseurs l’indiquent sans détour : les entreprises ne peuvent plus se contenter de plaire à leurs actionnaires en ignorant les autres parties prenantes, affirme par voie de communiqué David Ryan, vice-président directeur, communication d’entreprise et financière chez Edelman. Les investisseurs institutionnels canadiens portent attention à la qualité de la culture d’entreprise, à la capacité de garder les employés talentueux, au service à la clientèle et aux répercussions des activités sur les collectivités, en plus de cibler les indicateurs de rendement clé sur le plan strictement financier. Il nous paraît évident que les entreprises doivent tenir compte des besoins de toutes les parties prenantes pour connaître du succès à long terme. »

CRITÈRES ESG ET FACTEUR HUMAIN

Le rapport démontre aussi que les investisseurs manifestent un intérêt de plus en plus prononcé envers pour les entreprises qui adoptent des comportements éthiques et qui ne sont pas axées seulement sur le rendement. Les deux tiers ont de fait investi dans des sociétés qui se distinguent à cet égard.

En outre, les investisseurs institutionnels prennent en compte l’aspect humain dans les sociétés qu’ils évaluent. Ainsi, 90 % d’entre eux exigent des preuves de la capacité de rétention des employés, et près de la moitié des répondants souhaitent que les entreprises adoptent un code d’éthique applicable à tous les échelons et maintiennent une culture d’entreprise saine. Plus d’un tiers des investisseurs exigent aussi une transparence en ce qui concerne la gestion des problèmes auxquels les entreprises sont confrontées.

FAVORABLES AU MILITANTISME

Face au militantisme des actionnaires, un phénomène en croissance, 86 % des sondés se disent prêts à le soutenir s’ils estiment que des changements s’imposent bel et bien dans une entreprise. De même, 86 % des investisseurs institutionnels sont convaincus que les gestes de leur société d’investissement peuvent influencer de façon importante le rendement des activités d’une compagnie.

Par ailleurs, les répondants font davantage confiance aux compagnies dont le conseil d’administration et la direction détiennent des actions (48 %), reçoivent une rémunération liée au rendement (48 %) et présentent un profil diversifié (47 %).

Le rapport spécial sur le Baromètre de confiance Edelman : investisseurs institutionnels s’appuie sur un sondage quantitatif en ligne réalisé auprès de 607 investisseurs institutionnels du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Japon.