Une aiguille posée à côté du vaccin contre la COVID-19, le tout sur un graphique financier à la hausse.
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Les compagnies pharmaceutiques Moderna et Pfizer-BioNTech ont dominé le marché avec leurs vaccins à ARN messager, et Pfizer a fait coup double avec sa pilule pour soigner la COVID-19, note Michal Marszal, gestionnaire de portefeuille à Gestion d’actifs CIBC.

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« La majeure partie du développement pharmaceutique s’est concentrée sur les plateformes de vaccination à ARN messager, et celles-ci dominent actuellement le paysage des vaccins contre la COVID-19. Pfizer-BioNTech et Moderna ont fourni la majorité des vaccins dans le monde occidental. Ces compagnies ont donc énormément profité des campagnes de vaccination », indique Michal Marszal.

Il rappelle qu’un troisième joueur dans le secteur des vaccins à ARN messager, CureVac, n’a pas réussi à percer car sa plateforme faisait appel à un ARN non modifié (Pfizer-BioNTech et Moderna ont modifié chimiquement un morceau de code génétique de leur ARN messager pour accroître leur stabilité et leur efficacité).

D’autres initiatives semblaient prometteuses au début, mais favorisaient une approche traditionnelle de vaccins à sous-unité, ou acellulaires. Ce fut le cas de Novavax, qui malgré des résultats cliniques prometteurs à ses débuts, n’a pu s’adapter aux nouvelles souches du virus et n’a donc pas joué un rôle important dans les campagnes de vaccination.

« Les perspectives de développement demeurent incertaines pour ce type de vaccins, surtout dans le contexte des nouveaux variants, auxquels la technologie à ARN messager peut s’adapter plus rapidement. Et les vaccins déjà existants font déjà l’objet de contrats à long terme partout dans le monde », dit Michal Marszal.

Il reste bien le programme de développement de vaccin à sous-unité par Sanofi et GlaxoSmithKline, mais il avance lentement et vise désormais uniquement le marché des injections de rappel. Les grands gagnants demeurent Pfizer-BioNTech et Moderna.

Pfizer a d’ailleurs remporté un nouveau succès avec sa pilule pour le traitement de la COVID-19, note l’expert.

« Ils ont pris la tête du marché avec leur inhibiteur de protéase qui peut être utilisé pour traiter les infections après le diagnostic. Merck a obtenu une efficacité moindre avec sa propre solution, tandis qu’un projet initialement prometteur d’Atea-Roche s’est avéré un échec lors des études cliniques. Il y a d’autres développements en cours sur le front thérapeutique, mais la plupart n’en sont qu’à leurs balbutiements. Pfizer va donc dominer ce secteur à court terme, et Merck va contribuer dans une moindre mesure. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.