Photo : Petri Oeschger / istockphoto

La pandémie a bouleversé la pratique du conseil, à commencer par la manière de communiquer, mais elle ne s’est pas arrêtée là.

La pandémie aura changé la donne dans la distribution de produits et services financiers. Bien sûr, les mesures sanitaires ont transféré les communications en personnes vers les communications virtuelles.

Mais même les objectifs d’investissement ont été ébranlés au fur et à mesure que la volatilité et l’incertitude s’emparaient des marchés financiers, pointe Darren Tedesco, le président d’Advisor360 cité par Think Advisor.

UNE COMMUNICATION PLUS NUMÉRIQUE

Un des plus grands changements dus à la pandémie a été le passage à la communication numérique. Et cela ne concerne pas seulement les appels vidéo, puisque les clients envoient 15% de messages textes de plus aux conseillers.

Pour cela, nombre d’entre eux utilisent la plateforme d’Advisor360, une firme de Boston spécialisée dans les outils numériques supportant la gestion de patrimoine, qui a ainsi remarquée une hausse de ce genre de communications. L’entreprise constate aussi une hausse de 14% des messages sécurisés envoyés par l’intermédiaire de son portail dédié aux clients.

Ces communications numériques ont aussi favorisé une augmentation de la fréquence des contacts entre les conseillers et leurs clients. Ces relations numériques sont devenues la nouvelle normalité du rapport entre client et conseiller.

UNE RÉVISION DES OBJECTIFS

La volatilité observée sur les marchés au printemps 2020 a conduit à de nombreux rééquilibrages de portefeuilles, avant que leur volume ne revienne à la normale.

Parallèlement, les conseillers se sont attachés à réviser davantage les objectifs d’investissement de leurs clients. La plateforme Advisor360 a connu une hausse de 19% du nombre d’objectifs créés par les conseillers.

Ces révisions d’objectifs ont probablement servi à rassurer les clients, inquiets de la succession intense de hauts et de bas au début de la pandémie.

Ces arbitrages ont été tournés vers des positions plus conservatrices, afin de protéger davantage les actifs quitte à renoncer à leurs perspectives d’investissement à long terme.