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Si l’un de vos clients est médecin, il se peut qu’il soit davantage préoccupé par ses finances que vous ne le pensez, relève Advisor’s Edge

Un récent sondage mené pour le compte de Gestion financière MD révèle en effet que près des deux tiers (64 %) des praticiens installés au pays s’inquiètent de ne pas être en mesure de faire face à des dépenses imprévues. Les plus susceptibles de s’angoisser pour ce genre de problème sont les moins de 50 ans, ceux qui ont longtemps eu des enfants à la maison, ceux qui ne possèdent que peu d’actif et ceux qui n’ont jamais planifié le financement de leurs vieux jours.

L’enquête d’opinion montre que seul un tiers des répondants a établi un plan et des objectifs concrets pour la retraite. Ce qui pose problème, estime Advisor’s Edge, puisque l’étude prouve qu’il existe un lien direct entre la construction d’un plan de retraite et celle d’un plan financier. Ainsi, les médecins disposant de plans financiers concrets étaient plus susceptibles que les autres de dire qu’ils avaient des objectifs de retraite à long terme (96 %) et qu’ils avaient confiance en leur capacité de la prendre dans les meilleures conditions (88 %). Le magazine souligne toutefois qu’il est difficile d’aider les médecins à mettre en place des plans financiers pour leurs vieux jours lorsque ceux-ci préfèrent éluder cette question.

DES ACTIFS FINANCIERS SUPÉRIEURS À 1 M$

Outre les finances, les autres préoccupations les plus importantes des médecins qui émergent du sondage sont le vieillissement (52 % des répondants se disent préoccupés par ce phénomène), la conscience d’arriver dans les dernières années de la vie (39 %) et la perte du statut social (36 %). De manière plus positive, les trois quarts (75 %) des sondés proches de la retraite disent attendre avec impatience de pouvoir enfin voyager et s’adonner à leur passe-temps favori, tandis qu’une proportion presque identique (73 %) affirme avoir hâte de passer plus de temps en famille ou avec des amis.

L’enquête d’opinion révèle également que la moitié des médecins interrogés ont accumulé des actifs financiers d’un million de dollars ou plus, tandis qu’un tiers d’entre eux détiennent au moins deux millions. À noter que l’importance de leur patrimoine varie fortement en fonction de l’âge et du type de pratique. Ainsi, les praticiens plus âgés sont davantage susceptibles que leurs confrères plus jeunes de disposer de deux millions de dollars ou plus d’actifs financiers. De même, les spécialistes possèdent généralement plus d’économies que leurs collègues omnipraticiens.

Toutefois, nombre de médecins jugent ces montants insuffisants pour prendre la retraite dont ils rêvent. Plus du tiers des répondants (35 %) indiquent par exemple avoir besoin d’un pécule d’au moins trois millions de dollars, tandis qu’un autre tiers (33 %) mentionnent un montant allant d’un à trois millions. Rien d’étonnant quand on sait que près de la moitié des sondés (43 %) disposent d’un revenu familial annuel compris entre 250 000 et 500 000 dollars. Le sondage révèle par ailleurs que huit répondants sur 10 (80 %) ont souscrit une assurance vie et une assurance invalidité, que sept sur 10 (70 %) ont mis à jour leur testament, que 60 % disposent d’une procuration et que 30 % ont une fiducie pour la planification fiscale et successorale.