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Elles sont particulièrement attirantes pour les investisseurs étrangers, analyse Nicholas Leach, vice-président à Gestion d’actifs CIBC.

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« L’écart de rendement entre la catégorie investissement et le haut rendement était environ de 325 points de base au mois d’août, ce qui le place légèrement au-dessus de la médiane historique. Mais si on regarde la qualité du crédit, l’écart se resserre davantage dans les deux catégories d’actifs. Les obigations BBB, soit la plus faible notation de la catégorie investissement, y comptent pour la moitié des titres, contre 40 % voilà sept ans. La qualité du crédit de cette catégorie s’est donc détériorée », note Nicholas Leach.

Un autre avantage par rapport aux situations précédentes est la hauteur à laquelle se situe l’écart, selon l’expert. Un écart de 325 points de base ne signifie pas la même chose quand le rendement de la catégorie investissement est à 3 % que lorsqu’il était à 6 % voilà dix ans : il devient un multiple et non plus une fraction.

Il note aussi que la durée des obligations de catégorie investissement s’est allongée, et est très supérieure à celle du haut rendement. Les investisseurs peuvent donc être davantage récompensés pour le risque de la durée.

Mais ce qui fait vraiment la différence pour les investisseurs étrangers, selon lui, c’est le contraste avec les rendements d’autres marchés et particulièrement celui de l’Europe.

« Les obligations mondiales sont négatives dans bien des marchés. Le marché élargi des obligations souveraines européennes est à -0,2 %. Seize billions d’euros en obligations offrent un rendement négatif, et c’est aussi le cas pour 1,1 billion d’euros en obligations de sociétés. Des entreprises comme BMW peuvent émettre des titres et rembourser moins au bout du compte que ce qu’elles ont emprunté. C’est un incitatif important pour émettre des obligations, et les entreprises américaines peuvent aussi profiter des rendements négatifs du marché européens si elles sont une qualité de crédit suffisante », note Nicholas Leach.

« Pendant ce temps, aux États-Unis, la catégorie investissement est autour de 3 % et le haut rendement autour de 6 %. Pour les investisseurs obligataires du monde entier, il n’y a pas de meilleur endroit pour obtenir un rendement raisonnable que le marché nord-américain des obligations de sociétés, tant aux États-Unis qu’au Canada », poursuit-il.

« À mesure que les obligations souveraines mondiales plongent dans le négatif, cela profite à la dette des entreprises nord-américaines. De plus, on s’attend à voir la Fed continuer de baisser ses taux à court terme dans les prochains trimestres, ce qui réduira les coûts de couverture du risque de change pour les investisseurs étrangers. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.