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L’analyse des risques liés au changement climatique constitue la priorité d’investissement ESG des investisseurs institutionnels pour assurer la pérennité de leurs portefeuilles.

C’est ce qui ressort d’un récent sondage mené par Verdantix, une société de recherche basée à Londres, auprès de cadres supérieurs travaillant chez des investisseurs institutionnels qui gèrent collectivement 1 000 milliards de dollars d’actifs.

Un peu plus d’un sur quatre (27 %) déclare que leur solution financière ESG prioritaire est les notes ESG pour les décisions d’investissement. Un autre 12 % disent que ce sont les notes ESG pour le crédit. Seuls 4 % identifient les indices ESG pour l’analyse comparative comme leur principale priorité d’investissement ESG.

Les investisseurs déplorent toutefois la qualité des données ESG à leur disposition. Seul un répondant sur quatre (26 %) déclare que la qualité des données ESG des agences de notation de crédit est très élevée ou élevée.

« Un défi clé mis en évidence par notre recherche est que les sorties de données des fournisseurs ESG sont perçues sur le marché des investisseurs comme ayant des niveaux de validité variables, soutient Kim Knickle, directrice de la recherche chez Verdantix. Il existe une demande claire pour des données de meilleure qualité, une transparence accrue autour des méthodologies utilisées et un plus grand degré de normalisation. »

Il ressort également que les fonds recherchent une solution de gestion de portefeuille ESG holistique, 40 % des répondants au sondage notant que cette technologie est très importante pour répondre aux besoins ESG de leurs fonds au cours des deux prochaines années.

« Pour analyser avec succès les données ESG de l’ensemble du portefeuille d’investissement, une gestion sophistiquée des données d’entreprise est nécessaire », poursuit Mme Knickle.

En ce qui concerne les stratégies ESG adoptées par les investisseurs interrogés :

  • 90 % déclarent avoir des stratégies d’intégration ESG pour leurs décisions d’investissement;
  • 70 % s’engagent ouvertement avec les entreprises dans lesquelles ils investissent;
  • 67 % appliquent un filtrage d’exclusion;
  • et 60 % utilisent des stratégies positives.

« Il y a cinq ans, l’investissement ESG se faisait généralement par le biais d’un filtre d’exclusion pour supprimer des entreprises ou des secteurs d’un portefeuille d’investissement en fonction d’activités ou de pratiques commerciales, explique Kim Knickle. Aujourd’hui, il se compose de nombreuses stratégies. »

« L’augmentation de l’investissement ESG peut être attribuée à une pléthore de facteurs, y compris l’établissement de l’idée qu’une solide performance ESG d’une action diminue le risque d’investissement et l’évolution des préférences des investisseurs pour avoir un impact sociétal positif », ajoute-t-elle.