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Dans un article de MarketWatch.com, Paul A. Merriman fait avec vigueur la promotion de l’investissement dans les actions de sociétés à petite capitalisation de valeur.

Il se base sur l’analyse d’un ingénieur, Jeff Mattice, qui a décortiqué et comparé les rendements sur 90 ans de fonds dans 14 classes d’actifs, allant des actions de croissance de sociétés à forte capitalisation et à petite capitalisation, aux actions à petite ou grande capitalisation de valeur en passant par des fonds mélangeant les deux et les fonds d’investissement immobiliers (REITs). Avec bien sûr une question en tête : les fonds de quelle classe d’actifs offrent les meilleures chances d’avoir de bons rendements ?

ET LE GAGNANT EST…

Jeff Mattice a analysé les rendements sur des périodes de 1, 3, 5, 10, 15, 20, 30 et 40 ans. Paul Merriman souligne que dans plus de la moitié de ces périodes (53,7 %), les actions de sociétés à petite capitalisation de valeur montraient la meilleure performance du groupe. Même dans un horizon d’investissement très court (un an) elles arrivaient en tête près d’un quart des fois.

À l’inverse, les actions de croissance de petite capitalisation offraient le plus de risque d’avoir les moins bonnes performances du groupe sur 1, 3, 5 et 10 ans. Paul Merriman y voit une preuve qu’il vaut mieux éviter les fonds de croissance même dans un portefeuille très diversifié et leur préférer des fonds de valeur ou des fonds mixtes (valeur et croissance). Dans les fonds mixtes, les actions de valeur sont généralement surpondérées par rapport aux actions de croissance.

RESTER DIVERSIFIÉ

Il ne s’agit pas non plus de se précipiter et de tout miser son argent sur des actions de sociétés à faible capitalisation de valeur. Il se donne lui-même en exemple, soulignant que sa conjointe et lui y ont placé 25 % de leurs investissements. Un autre quart se trouve dans des fonds mixtes.

Selon lui, les investisseurs devraient avoir 10 classes d’actifs dans leur portefeuille de retraite. Les actions de sociétés à faible capitalisation de valeur sont une de ces classes d’actifs. Toutefois, les données sur les rendements de ces actions sont si probantes qu’il faudrait songer à les surpondérer dans le portefeuille.

Il est aussi possible d’obtenir de bons rendements d’un portefeuille qui détient quatre fonds, un pour chaque classe d’actifs suivantes :

  • actions de sociétés à faible capitalisation de valeur
  • actions de sociétés à forte capitalisation de valeur
  • actions de croissance de sociétés à forte capitalisation
  • actions de sociétés à faible capitalisation

Certains, notamment les jeunes investisseurs qui ont un très long horizon de placement, peuvent même se contenter d’actions de valeurs dans des sociétés à faible et à forte capitalisation. L’important, pour lui, est de s’assurer de ne pas négliger les actions de sociétés à faible capitalisation de valeur, lesquelles sont les plus susceptibles de générer du rendement.

Êtes-vous d’accord avec la recommandation de Paul Merriman ?