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Les Canadiens surpondèrent encore trop leur pays dans leur répartition d’actifs, croit Vjosana Klosi, analyste principale, construction de portefeuille à Gestion d’actifs CIBC.

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« En faisant appel à un conseiller professionnel qui sait peser les risques et bénéfices de chaque catégorie d’actif, les investisseurs peuvent bâtir des portefeuilles équilibrés avec de plus hauts rendements ajustés selon le risque », dit Vjosana Klosi.

Selon l’experte, l’erreur classique des investisseurs non accompagnés est de concentrer trop d’actif dans une seule catégorie, ou dans une seule région – en l’occurence la leur.

« La moitié des actions achetées par l’investisseur canadien moyen sont canadiennes, alors que le TSX ne représente que 3 ou 4 % du marché mondial. Il concentre ainsi son risque de façon considérable dans les secteurs industriels, de l’énergie et des services financiers. Ceux-ci comptent pour deux tiers de la valeur du marché canadien et leurs performances sont très fortement corrélées. La dépendance de l’économie canadienne aux prix du pétrole et des matières premières fait des actions canadiennes des titres plus volatils que les américaines », prévient Vjosana Klosi.

Elle note que les fortes chutes des prix du pétrole et autres matières premières ont historiquement été suivies de baisses consécutives du PIB canadien dans les trimestres suivants. Elles ont aussi une influence sur le dollar canadien, une autre bonne raison de diversifier les portefeuilles à l’international. Enfin, un autre facteur de risque des placements au Canada est le fort endettement de nos ménages par rapport à notre PIB; ce taux est actuellement de 100 %, principalement en lien avec l’immobilier.

« Les investisseurs doivent penser à long terme et éviter de courir après les performances des catégories d’actif dominantes. C’est une erreur classique qui a creusé un fossé mesurable entre ce que gagnent les investisseurs et ce que rapportent les gestionnaires de fonds. En général, le fossé se creuse lors des replis du marché parce que beaucoup de gens retirent leurs capitaux et ne peuvent donc profiter de la reprise qui s’ensuit », observe Vjosana Klosi.

Elle conclut que la répartition d’actifs doit faire l’objet d’une vigilance constante.

« Même dans les portefeuilles bien diversifiés, les corrélations entre catégories d’actif tendent à s’accentuer durant les crises financières. Historiquement, dans un portefeuille équilibré de type 60/40, les actions génèrent 90 % de la volatilité en période de crise. Ce risque peut être atténué en explorant des catégories d’actif non traditionnelles avec des profils distincts de risque et de rendement. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.