Au sein des obligations à risque, certains secteurs à haute volatilité ont particulièrement bien performé en 2016, mais encore fallait-il savoir y manœuvrer. Cet épisode illustre l’importance d’une gestion active dans cette catégorie d’actifs, en comparaison avec l’approche passive comme celle des FNB indiciels, argue Nicholas Leach, vice-président, titres à revenu fixe pour Gestion d’actifs CIBC.

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« Ce sont les secteurs à haute volatilité comme l’énergie et les matériaux de base qui ont propulsé les obligations à risque en 2016, avec des rendements à deux chiffres parfois supérireurs à 30 ou 40 %. Pendant ce temps, le domaine de la santé et les secteurs liés à la consommation ont sous-performé. Cela fait de 2016 une année particulièrement difficile pour les gestionnaires de fonds, surtout ceux qui favorisent une approche passive », dit Nicholas Leach.

Selon l’expert, ceux qui n’ont pas su reconnaître les secteurs porteurs ont été plutôt malchanceux même si l’ensemble de cette catégorie d’actifs a performé à hauteur de 17 %. Quant à ceux qui y étaient exposés, ils devaient également faire preuve de discernement dans leurs choix de titres.

« Même au sein de l’énergie et des matériaux de base, il fallait être sélectif en matière d’analyse de crédit et de valeur relative, et savoir évaluer les titres à leur juste prix », dit Nicholas Leach.

Il en veut pour preuve les performances décevantes des fonds indiciels à gestion passive portant sur les obligations à haut rendement. En 2016, certains ont affiché des rendements inférieurs de 2,5 à 3,5 % à leurs indices de référence, même s’ils étaient présumés calquer lesdits indices.

« Ces fonds sont structurés pour copier la composition des indices, et pourtant ils ont sous-performé. Cela illustre l’importance de la gestion active, non seulement au sein des obligations à risque mais surtout quand celles-ci traversent une période de volatilité », dit M. Leach.