Les conseillers-robots ne servent que 3 % des investisseurs. Les professionnels en chair et en os sont donc loin d’être remplacés par leurs homologues automatisés. Les jeunes sont cependant les plus enclins à utiliser leurs services.

Moins d’un investisseur sur cinq serait à l’aise d’acheter des produits de placement au moyen de conseils automatisés, indique un récent sondage mené par Pollara et rapporté par La Presse.

L’avantage principal des conseillers-robots, c’est leur faible coût, rapporte le quotidien, s’appuyant sur l’analyse de Maher Kooli, titulaire de la chaire Caisse de dépôt et placement du Québec en gestion de portefeuille de l’ESG UQAM.

Les frais sont même largement inférieurs à ce que vous, conseillers, pouvez proposer. Incluant les frais de gestion et les frais reliés aux fonds négociés en Bourse utilisés pour construire le portefeuille, on peut s’attendre à payer entre 0,6 % et 1 %. Alors que pour un fonds commun, le prix approche habituellement la fourchette du 2 à 2,25 %.

M. Kooli compare les portefeuilles confectionnés par un conseiller-robot à un complet acheté en magasin, quand le conseiller serait le tailleur qui fait du sur mesure.

La clientèle des conseillers-robots est généralement jeune, à l’aise avec l’informatique et a une base de connaissances financières pour comprendre les produits offerts, révèle l’étude Pollara. Elle a surtout des besoins pas trop complexes.

MAGASINER

L’âge venant, il devient souvent avantageux de gérer de façon intégrée tous les aspects de sa vie financière. Ainsi, un expert pourra mettre sur pied une meilleure stratégie de placement s’il connaît le plan de retraite du client, son plan de succession et sa couverture d’assurance.

« Les gens qui ont des besoins plus complexes profiteront donc d’utiliser des services plus complets que ceux des conseillers-robots », croit Stéphane Chrétien, professeur de finance et titulaire de la chaire Groupe Investors en planification financière de l’Université Laval, interrogé par La Presse.

Du côté des rendements attendus, l’étude démontre qu’ils sont les mêmes avec un conseiller-robot et un conseiller traditionnel, les placements offerts par les automates étant tout aussi sécuritaires. Mais les services allant généralement de paire avec les frais, il ne faut pas s’attendre à recevoir un appel de son robot chaque fois que le marché va vibrer.

Bref, les conseillers-robots doivent être magasinés, comme vous l’êtes vous aussi. Que va privilégier le client? La confiance en l’institution à laquelle il confie ses fonds. Mais aussi l’aide et le soutien dont il bénéficie. Bref, si vous voulez rester concurrentiels face à vos homologues automatisés, une seule solution : miser sur le service à la clientèle.

La rédaction vous recommande :