Un pot masson rempli de pièces de monnaie. Dans ces pièces est plantée une petite plante.
Romolo Tavani / 123RF

La longue liste de critères que les banques suivent dans leurs décisions de souscription de prêts s’allonge encore pour inclure les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les emprunteurs à risque élevé ont plus de difficulté à obtenir du financement, rapporte Advisor’s Edge, dans un récent article basé sur un rapport publié par Fitch Ratings.

L’agence de notation a sondé près de 182 banques dans le monde entier, et environ la moitié de ces banques ont ajouté les risques ESG dans leur processus d’évaluation du dossier d’un emprunteur, pour des raisons de réglementation et de politique interne.

Il est en outre important de noter qu’il est dans l’intérêt des banques d’ajouter cette étape cruciale. En effet, les banques doivent répondre à leurs investisseurs et ceux-ci deviennent de plus en plus exigeants concernant les engagements de leurs partenaires. Les institutions financières ont donc tout intérêt à évaluer les facteurs ESG d’une société, afin de satisfaire à ces exigences et ne pas perdre leurs investisseurs.

Cette pression des investisseurs mène à plus de diligence et réduit le risque relié aux engagements que prend la banque auprès de ses emprunteurs.

Le rapport démontre que les banques sont plus susceptibles de refuser des emprunts à des firmes actives dans des secteurs qui violent les droits humains ou dont les effets néfastes pour l’environnement sont démontrés. Les entreprises impliquées dans la production de charbon, par exemple, ou les fabricants d’armes se verront ainsi refuser le financement par la majorité des banques.