Les changements de politiques monétaires se font ressentir dans de nombreux pays, analyse Luc de la Durantaye, directeur principal, gestion des devises et répartition de l’actif pour Gestion d’actifs CIBC.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« On assiste à un mouvement graduel de réduction de l’assouplissement et de début de resserrement de la part des banques centrales. Ça a commencé aux États-Unis qui ont déjà annoncé leurs intentions, et ça va être suivi par la Banque Centrale Européenne [lors de sa réunion du 26 octobre]. Le Japon, en revanche, n’emboîtera sans doute pas le pas à court terme », dit Luc de la Durantaye.

Cela va se répercuter sur les taux d’intérêt, qui devraient être poussés à la hausse aux États-Unis et en Europe, tandis qu’ils resteront inchangés au Japon, selon l’expert.

Il présente ensuite les tendances importantes des prochains mois pour les devises de par le monde.

« L’euro demeure sous-évalué, car la région profite d’une reprise économique qui se poursuit. Le dollar américain sera soutenu par la politique monétaire de la Fed mais son problème actuel est qu’il est relativement sur-évalué, donc on entrevoit peu de progrès pour lui dans les prochains mois », dit Luc de la Durantaye.

« Du côté des devises périphériques, certaines sont très attrayantes comme le rouble russe, le peso mexicain ou la roupie indienne qui offrent des taux d’intérêt très élevés relativement aux pays développés. Elles sont aussi très sous-évaluées car leurs économies se portent bien. Il y a donc des occasions d’investir dans ces pays-là. Même chose dans les pays nordiques : les couronnes suédoise et norvégienne sont sous-évaluées dans un contexte de reprise économique forte », poursuit-il.

« À l’opposé, le yen japonais devrait être faible puisque la Banque du Japon maintient sa politique d’accommodation. Le franc suisse, quant à lui, ne bénéficiera plus de son statut de devise refuge dans un contexte où l’expansion économique se poursuit ».