Les projections de rendement et les taux de décaissement dépendent avant tout du profil de l’investisseur, explique Vjosana Klosi, de Gestion d’actifs CIBC.

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Les projections de rendement et les taux de décaissement dépendent avant tout du profil de l’investisseur, explique Vjosana Klosi, directrice, construction de portefeuille et analyse quantitative à Gestion d’actifs CIBC.

« Pour aider les retraités à faire des projections sur leurs placements à revenu fixe, nous utilisons une méthodologie qui a l’avantage d’être basée sur les prévisions de rendements à long terme, soit dix ans », dit Vjosana Klosi.

Selon l’experte, les rendements à long terme et la croissance économique doivent influencer davantage la performance du portefeuille d’un retraité que les décisions à court terme de politique monétaire.

« Notre méthodologie consiste d’abord à établir les répartitions d’actif appropriées pour cinq profils d’investisseurs prédéterminés. Une fois le profil de répartition choisi, la deuxième étape est de déterminer les taux de décaissement les mieux appropriés, c’est-à-dire qui vont mener à une très faible probabilité de voir les rendements du portefeuille tomber à zéro et de rater les objectifs de retraite. Plus le taux de décaissement est élevé, plus il y de chances que le rendement soit nul. Il vaut mieux déterminer un taux qui donnera au moins 90 % de chances de réussite », dit Vjosana Klosi.

« Les investisseurs qui dépendent énormément du rendement de leur portefeuille devraient opter pour un profil plus prudent et des taux de décaissement plus bas, tandis que les retraités qui ont des objectifs de patrimoine à long terme au-delà de leurs dépenses de retraite auront plus de marge de manœuvre pour choisir un rendement et un risque plus élevés. Ils devront accepter une plus faible probabilité d’atteindre leurs objectifs de patrimoine, ce qui leur permettra de retirer davantage d’argent de leur épargne », poursuit Mme Klosi.

Il est bien sûr possible d’ajuster le tir en cours de route. Vjosana Klosi recommande de se baser sur la performance du portefeuille au cours des cinq premières années.

« Si le portefeuille perd plus de 10 % sans les récupérer après cinq ans, le taux de réussite sera inférieur, mais un taux de décaissement de 3 % sera encore acceptable car il demeure prudent. Si le retraité a d’importants objectifs de patrimoine au-delà de ses besoins pour la retraite, il peut se tourner vers un profil plus risqué qui lui donnera de meilleurs rendement, mais pourra aussi provoquer davantage de pertes. Si les pertes ont été supérieures à 10 %, il peut réajuster son taux de décaissement de 3,5 % à 3 %. »