Jeune homme d'affaires consultant des cotes boursières.
Photo : gece33 / iStock

Dans une publication récente, Investment Executive s’est penché sur les raisons qui poussent les conseillers à ne pas inclure les fonds négociés en Bourse (FNB) dans les portefeuilles de leurs clients. Voici quelques réponses fournies par l’Association canadienne des FNB (ACFNB).

Tant qu’un conseiller a suivi l’un des cours de compétence approuvés pour les FNB, il est autorisé à vendre des FNB, précise l’ACFNB. Les entreprises appartenant à l’Association des courtiers en fonds mutuels (ACFM) peuvent accéder aux FNB de plusieurs façons. Certaines entreprises travaillent avec une firme externe pour gérer les transactions. D’autres sociétés ont un logiciel permettant de s’associer directement avec une société membre de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) pour effectuer les transactions. Quoi qu’il en soit, le manque d’accès n’est plus une excuse pour ne pas utiliser les FNB.

LES CONSEILLERS MANQUENT DE CONNAISSANCES ET DE FORMATION

Plusieurs formations ont été développées au cours des cinq dernières années, mais il est clair qu’il y a encore du chemin à faire. De nombreux événements sur les FNB sont prévus au Canada en 2020. Il existe des magazines, des journaux, des sites web et des webinaires, tous disponibles sans frais aux conseillers. Des informations sont donc là pour ceux et celles qui souhaitent en savoir plus sur les FNB.

LES FNB TROP PASSIFS

Nous ne sommes pas opposés aux fonds actifs, note l’ACFNB. En fait, près de 50 % des FNB lancés au cours des dernières années ont été actifs, soit environ 20 % des actifs des FNB sous gestion. Cependant, nous pensons que les FNB sont des produits plus efficaces et transparents que les fonds communs de placement. La discussion ne devrait plus porter sur l’actif ou le passif, mais sur ce qui est le mieux pour un client, et quel est le fonds d’investissement le plus efficace et le plus rentable pour un client.

Les clients ne sont pas intéressés par les FNB

Nous contestons cette affirmation, note l’ACFNB, car la recherche montre que la principale raison pour laquelle les investisseurs n’utilisent pas les FNB est qu’ils ne savent rien à leur sujet et que leurs conseillers n’ont jamais abordé cette question avec eux. Selon CREDO Consulting, 46 % des investisseurs ont déclaré ne pas savoir ce qu’était un FNB, et 13 % des investisseurs ne comprenaient pas suffisamment les FNB pour y investir leur argent. Les FNB présentent plusieurs caractéristiques avantageuses par rapport aux fonds communs de placement, comme des frais relativement bas et des possibilités de diversification de portefeuille.

Cet article a initialement été publié par Investment Executive. Traduction et adaptation par Siham Lebiad.