C’est bien connu, à long terme, les actions offrent un meilleur rendement que les obligations. Du moins, dans des conditions normales. Mais les marchés financiers ont été tout sauf normaux depuis le début du 21e siècle. Résultat : le revenu fixe a connu de meilleures performances que les titres de croissance.

C’est ce que révèle la plus récente édition de l’étude Global Investment Returns Yearbook 2017 de Credit Suisse, dont les résultats sont notamment rapportés dans Les Echos. Le rapport analyse les rendements de cinq catégories d’actifs (actions, obligations, liquidité, inflation et devises) sur 117 ans, dans 21 pays. Si, depuis 1900, les actions triomphent, elles enregistrent un rendement réel médiocre depuis 2000, avec un gain annuel moyen de 1,9 %. Dans certains pays, comme la Finlande, l’Italie ou le Portugal, ce rendement glisse même sous la barre du zéro, alors qu’il est nul aux Pays-Bas.

Les titres à revenu fixe ne sont plus aussi rentables qu’avant

Vu la complexité des marchés à revenu fixe à l’heure actuelle, la production de rendement de revenu et la gestion du risque nécessitent une gestion active comme celle qu’offrent les FNB de titres à revenu fixe de Placements Franklin Templeton.

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DEUX CHOCS EN DIX ANS

Pas si étonnant, lorsque l’on sait que les marchés financiers ont connu à partir de 2000 l’implosion de la bulle Internet et la crise des subprimes, et ce, en moins de dix ans. Deux événements qui ont engendré « l’un des marchés baissiers les plus sauvages de l’histoire », écrivent les analystes du Credit Suisse. Selon eux, la plupart des grands marchés mondiaux ont mis au moins treize ans à retrouver leur niveau de 2000 et certains pays n’y sont pas encore parvenus.

Les toussotements de l’économie mondiale ont paradoxalement fait souffler le vent dans les voiles des obligations. Portées par la baisse des taux et des politiques de soutien très actives des banques centrales, elles ont connu des rendements moyens de 4,8 % par année entre 2000 et 2016, soit 2,5 fois celui des actions.

RETOUR À LA NORMALE

Cela ne change pas le verdict de Credit Suisse, qui rappelle qu’à très long terme les actions font toujours plus que les obligations. Depuis 1900, les actions ont gagné en moyenne 5,1 % annuellement, alors que les obligations ont donné 1,8 % et que les bons du Trésor n’ont engendré que 0,8 %. Pendant la même période, l’inflation moyenne annuelle s’est élevée à 2,9 %. Selon l’institution, la normalisation des politiques monétaires devrait rétablir l’ordre des choses et redorer le blason des actions.

DES POMMES ET DES ORANGES

De son côté, le site Abnormal Returns a surtout été frappé par l’évolution de la composition des marchés financiers expliquée dans le rapport de Crédit Suisse. Ainsi, en 1900, le chemin de fer représentait plus de la moitié du marché américain, alors qu’elle ne figure même plus au tableau en 2017. Aujourd’hui, les services financiers et d’assurance, les médias, le pétrole et le gaz, ainsi que les télécommunications ont damé le pion au tabac et au télégraphe. Les banques, elles, présentent un poids comparable à celui qu’elles avaient il y a plus d’un siècle.

Cela montre bien la difficulté de comparer raisonnablement les performances des marchés entre des époques bien différentes.

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