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Le vrai risque se trouve plutôt du côté des pays développés, argue Richard Lawrence, premier vice-président, titres à revenu fixe, Brandywine Global (Philadelphie).

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« Les rendements négatifs se multiplient de par le monde : à la fin août on comptait 17 billions d’obligations dans ce cas. Nous tenons un classement des marchés par rendement réel, et c’est la première fois que nous y observons davantage de marchés aux rendements négatifs que positifs », dit Richard Lawrence.

« La bonne nouvelle, c’est qu’en tant qu’investisseurs mondiaux nous avons accès à un très large choix avec une optique qui nous permet de trouver de bonnes occasions autant dans les marchés développés qu’émergents. Or dans ces derniers, les rendements réels s’échelonnent de 2 à 4 % et les rendements nominaux de 2 à 8 %. Pendant que les manchettes portent sur l’Europe, le Japon et la baisse des rendements des bons du Trésor, il reste encore dans le monde des marchés qui performent bien », poursuit l’expert.

L’éventualité d’un accord même minimal entre la Chine et les États-Unis est de bon augure pour les marchés émergents, mais ce sont surtout les bases qui retiennent l’attention de Richard Lawrence. En effet, les indicateurs d’activité économique tendent à la baisse dans le monde développé, mais ils montrent des signes de regain dans plusieurs pays émergents.

Seul hic : les marchés émergents peuvent être perçus comme plus risqués, reconnaît-il. Mais les pays développés le sont-ils vraiment moins?

« Il nous semble que les marchés développés sont incroyablement risqués. L’idée que ce sont des lieux sûrs pour acheter des titres à revenu fixe est une conception traditionnelle qui n’est plus vraie », affirme Richard Lawrence.

Ses marchés émergents favoris : l’Indonésie (avec des rendements de 7 % pour les obligations sur dix ans), le Mexique (presque 7 %), le Brésil (plus de 6 %), la Colombie, la Malaisie et l’Afrique du Sud.

« Il est prudent de prendre de petites positions dans de tels marchés où les rendements réels sont vraiment attrayants, les bases sont intactes, et le risque politique est faible », conclut-il.

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.