Autoroute à péages.
Photo : Milos Muller / 123RF

Ces sous-secteurs de la catégorie des actifs réels offrent la meilleure « valeur ajustée à la qualité », selon Larry Antonatos, directeur général et gestionnaire de portefeuille chez Brookfield Investment Management.

Cliquez ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct, de la CIBC

« Dans les actifs réels, il est important d’ajuster la valeur d’un titre à sa qualité. Nous croyons que le marché tend à payer plus cher pour des actions aux multiples élevés et à accepter des dividendes inférieurs en échange de flux de liquidité de haute qualité. C’est pourquoi nous passons beaucoup de temps à évaluer la qualité de chaque titre dans les secteurs de l’immobilier et des infrastructures. Notre but est de trouver ceux qui s’échangent à bon marché relativement à leur niveau de qualité », dit Larry Antonatos.

L’expert dit éviter les titres de haute qualité qui sont chers, pour investir plutôt dans des titres de qualité moindre, mais plus abordables. Il diversifie aussi les placements entre les sous-secteurs de la catégorie des actifs réels, entre l’immobilier, les infrastructures et les ressources naturelles, qui se subdivisent à leur tour entre actions et obligations. Sa répartition d’actifs est basée sur la valeur relative des sous-secteurs les uns envers les autres.

« En ce moment, les actions des infrastructures s’échangent à des prix attrayants, et parmi elles nous apprécions particulièrement les routes à péage au niveau mondial. Celles-ci offrent une alternative de qualité supérieure aux routes gratuites, en raison de nombreuses années de sous-investissement de la part des gouvernements. Les flux de liquidité des routes à péage peuvent croître aussi bien à partir d’une hausse de volume que d’une hausse de prix » », dit Larry Antonatos.

Dans l’immobilier, il apprécie les espaces de bureaux américains, surtout ceux qui visent le secteur des technologies.

« Depuis la crise financière, la construction de nouveaux bureaux a été inférieure à la moyenne historique à long terme, et elle a ralenti durant l’année dernière. Pendant ce temps, le marché de l’emploi continue de croître dans le secteur technologique. En conséquence, dans de nombreux marchés, les taux d’occupation sont bas et les propriétaires ont le pouvoir de hausser les loyers. Malgré ces éléments très favorables, les titres s’échangent encore à bon prix », dit Larry Antonatos.

Il termine avec les espaces hospitaliers américains, qui sont peu attrayants à première vue puisqu’ils ont investi beaucoup dans la construction dans la dernière décennie, et leurs titres ont sous-performé par rapport aux fonds de placement immobilier.

« L’augmentation de l’offre a affecté les taux d’occupation et la hausse des loyers, mais nous croyons qu’un point d’inflexion approche. Les nouvelles constructions ont ralenti depuis 2015, et pendant ce temps, la demande de soins de santé commence à profiter de vents arrière aux États-Unis avec la croissance démographique des octogénaires. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.