Homme d'affaires dans un champ de blé, levant les bras vers le ciel.
Photo : gajus / 123RF

Elles offrent désormais d’excellentes occasions, croit Ebad Saif, gestionnaire de portefeuille à revenu fixe à Gestion d’actif CIBC.

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« Les hausses de taux rapides ont affecté les obligations cette année. Les titres sur dix ans du gouvernement du Canada, par exemple, ont presque gagné 200 points de base depuis le début de l’année. Les titres de sociétés canadiennes sont souvent de courts termes, les hausses de taux les affectent donc moins, ce qui leur a permis de surperformer par rapport au marché élargi du revenu fixe. Mais avec une chute de 11 % à ce jour, ces titres ont tout de même connu la pire année depuis plus de vingt ans », commente Ebad Saif.

Selon l’expert, cette période de faiblesse est un phénomène rare pour les obligations de sociétés. Il croit que leur chute de prix est finie et que désormais ces titres sont synonymes d’excellentes occasions pour les investisseurs surtout si l’on considère que leurs rendements sont de plus de 5 % dans la catégorie investissement. En début d’année, alors qu’elles étaient plus chères, elles n’offraient que 2,5 %.

« Il est recommandé aux investisseurs de bien diversifier leurs portefeuilles obligataires entre la catégorie investissement et le haut rendement. Ceux qui tolèrent moins le risque et se méfient du haut niveau d’endettement des sociétés dans le haut rendement peuvent toujours se concentrer sur la catégorie investissement, où ils obtiendront quand même plus de 5 % », conseille Ebad Saif.

Restent quelques risques à garder à l’esprit, prévient-il.

« Il y a d’abord le risque d’une nouvelle hausse des taux, mais le marché prend déjà en compte 100 à 125 points de base supplémentaires d’ici la mi-2023. Si l’inflation demeure élevée, on risque de voir de nouvelles hausses et cela affectera la valeur des obligations. Le second risque est lié au crédit : si jamais les banques resserrent trop les conditions du marché, l’économie pourrait sombrer dans une récession. Les obligations de sociétés sous-performeraient alors par rapport à celles du gouvernement fédéral », analyse-t-il.

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.