Jetons noirs et jeton jaune
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C’est le message pour le moins nuancé de Michael Sager, vice-président, devises et multi-actifs, Gestion d’actifs CIBC.

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« Quand la pandémie a frappé l’Amérique du Nord à la fin février, début mars, il était important de jouer en défensive avec d’autres stratégies, de réduire le risque, mais aussi de se positionner dans des actifs susceptibles de surperformer », dit Michael Sager.

Par exemple, il était judicieux à ce moment d’accroître les positions longues sur l’or, car c’est généralement une bonne valeur refuge dans les périodes difficiles, et d’adopter des stratégies de couverture contre la volatilité, se rappelle-t-il. Par la suite, de bonnes occasions sont apparues avec la reprise des marchés au fil du printemps et de l’été.

« Nous avons augmenté notre part de risque en saisissant des occasions de type valeur, et nous sommes passés d’une position défensive à une position pro-cyclique », précise Michael Sager.
Dorénavant, l’expert se qualifie de « prudemment optimiste ».

« Nous croyons qu’avec l’élargissement de la reprise cyclique au niveau mondial, la grande quantité de liquidités qui circule dans l’économie actuellement et pour les trimestres à venir, et les avancées dans la recherche d’un vaccin contre le coronavirus, il y a des raisons d’être optimiste. Mais plusieurs risques demeurent, à commencer par l’élection américaine. Qui va gagner? S’agira-t-il d’un blanchissage des branches du gouvernement? Qu’est-ce que cela implique pour les politiques publiques? », se questionne Michael Sager.

Pour le moment, la pandémie ne ralentit pas et on assiste à des hausses d’infections dans plusieurs pays d’Europe, accompagnées de nouvelles mesures de distanciation sociale, observe-t-il.
Et puis il y a l’inflation.

« L’incertitude prévaut dans les perspectives sur l’inflation à long terme. Actuellement, le risque d’inflation est plutôt à la baisse et la Fed tout comme la Banque Centrale Européenne ont annoncé en septembre qu’ils n’atteindraient probablement pas leurs cibles d’inflation avant 2023. Mais si on regarde dix ans en avant, le risque d’inflation est plus important », dit Michael Sager.

En somme, il y a « des raisons de rester conscients du risque dans le cadre d’une vision globalement optimiste du monde », affirme-t-il.

Côté placements, conclut l’expert, il y a désormais moins de bonnes occasions à saisir que durant l’été, mais on en trouve encore à condition d’élargir ses horizons, dans les actions mondiales et le crédit des pays émergents.

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.